Sophie Piccard
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance |
Saint-Pétersbourg |
|---|---|
| Décès |
(à 85 ans) Neuchâtel (Suisse) |
| Nationalité | Suisse |
| Domaines | Mathématiques |
|---|---|
| Institutions |
Université de Lausanne Centre de mathématiques pures à Neuchâtel |
Sophie Piccard, née le à Saint-Pétersbourg et morte le à Neuchâtel[1], est une mathématicienne suisse.
Sophie Piccard est vaudoise du côté paternel et huguenote du côté maternel. Son père, Eugène-Ferdinand Piccard, était professeur de géographie physique et de météorologie à l’Université de Smolensk. Sa mère, Eulalie Piccard, y enseignait le français au lycée[2].
Durant la révolution bolchevique de 1917, sa sœur et son frère meurent[2].
Elle soutient en 1925 une thèse de doctorat sur le thème de « L'attraction universelle envisagée comme problème de mécanique et physique ». La même année, Sophie et ses parents émigrent en Suisse où ses diplômes russes ne sont pas reconnus. Elle reprend ses études à l'Université de Lausanne en obtenant une licence en mathématiques en 1927 et un doctorat ès sciences mathématiques en 1929 sous la supervision de Dmitry Mirimanoff.
Ses recherches portent sur la théorie des ensembles, la théorie des groupes, l'algèbre linéaire, et l'histoire des mathématiques[3].
En 1936, elle enseigne à temps partiel à l'Université de Neuchâtel comme assistante de Rudolf Gaberel. Gaberel meurt en 1938 et elle est nommée professeur extraordinaire de géométrie supérieure. Elle fonde le centre de mathématiques pures en 1940[4],[5]. En 1944, elle est nommée professeur ordinaire de géométrie supérieure et de statistique mathématique à Neuchâtel[3],[6],[7], première femme à recevoir le titre de professeur ordinaire en Suisse[3],[5],[6].
En 1959, Sophie Piccard et Gertrud Woker, professeures d'université toutes les deux, figurent parmi les signataires de « l'interdiction des armes atomiques », initiative populaire du Mouvement contre l’armement atomique (MCAA) qui recueille 73 000 signatures[8].