Sophie Wahnich
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Centre national de la recherche scientifique
| Directrice de recherche au CNRS |
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Chercheuse (depuis ), directrice de recherche au CNRS (depuis ), historienne |
| A travaillé pour |
Délégation Paris B (d) (depuis ) Centre national de la recherche scientifique |
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| Membre de | |
| Directeur de thèse |
Sophie Wahnich est une historienne française. Directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la Révolution française. Elle a milité par ailleurs dans plusieurs organisations de gauche et d'extrême gauche.
Parcours académique et thèmes de recherche
Agrégée (1988)[1] et docteur en histoire (1994)[2], habilitée à diriger des recherches (2007)[3], elle est directrice de recherche au CNRS et a été directrice de l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (IIAC)[4].
Son travail porte sur la Révolution française[5] et le temps présent[6].
Son ouvrage, La Révolution des sentiments. Comment faire une cité, 1789-1794 étudie les tentatives de refondation des institutions pendant la Revolution française à travers une histoire des sentiments et des affects[7].
Engagements politiques
Sophie Wahnich est une intellectuelle engagée à gauche. Elle fut membre du comité de rédaction de la revue politique et culturelle Vacarme[5] et dirige la collection L'histoire rejouée[8]. Elle a appartenu au bureau du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire[9] et participé en 2015 à la création des conseils d'urgence citoyenne[10].
Elle est la candidate du Parti pirate dans la 12e circonscription des Hauts-de-Seine à l'occasion des élections législatives 2012[11].
Elle cosigne des tribunes dans différents médias, dont une tribune publiée en 2017 dans Mediapart intitulée « Faire gagner la gauche passe par le vote Mélenchon »[12].
En 2019, elle participe à l'université d'été de Révolution permanente (à l'époque Courant Communiste Révolutionnaire du Nouveau Parti anticapitaliste)[13].
Réception critique
En 2008, Jean-Clément Martin formule certaines réserves sur l'usage de l'histoire fait par Sophie Wahnich : « Admettre que la vengeance puisse être source de violence légitime, en remplacement du « silence de la loi » (p. 132), c’est d’abord refuser l’existence de la justice, incompatible par définition avec toute vengeance, et ensuite le politique considéré comme l’espace de la fabrication du lien social, fondé sur l’échange et le respect de l’autre, tout ceci au nom d’un surplomb sidérant d’un « droit naturel » ayant valeur d’une parole prophétique appliquée sans discussion par des dévots inspirés »[14].