Sotrama

transport en commun malien From Wikipedia, the free encyclopedia

Les Sotramas sont des minibus assurant les transports en commun au Mali, majoritairement dans la capitale Bamako.

Histoire

Des Sotramas à Bamako en 2003.

La société des transports du Mali est fondée en 1978. Elle reçoit l'autorisation d'exploiter six lignes à Bamako, avec un effectif initial de 7 minibus. Les difficultés de gestion matérielle compliquent l'expansion de l'entreprise et elle autorise à partir des années 1980 d'autres conducteurs indépendants à exploiter ses lignes, en échange d'une cotisation. Le parc appartenant en propre à la Sotrama ne dépasse pas trente véhicules[1]. De 59 en 1980, le nombre total de Sotramas dépasse 2000 en 1998 d'après une étude du Sub-Saharan Africa Transport Policy Program[2] tandis qu'une étude de l'Institut de recherche pour le développement et de Cités et Gouvernements locaux unis évalue leur nombre en 2001 à 4 170. Le nombre de Sotrama décroit lentement, 3 163 étant en service en 2011[3].

En 1993, 24 % des voyages en véhicule à Bamako se font en Sotrama[4]. En 1996, un voyage en Sotrama coûte en 75 et 100 francs CFA, à comparer avec les 125 francs d'un trajet en bus classique[5].

Organisation

Des Sotramas à Bamako rail-da (ancienne gare de Bamako).

La plupart des minibus sont des Toyota HiAce[4],[6]. Le chauffeur conduit tandis que son apprenti gère l'installation des passagers[6]. Certains Bamakois considèrent que le comportement des conducteurs et des apprentis vis-à-vis des passagers n'est pas toujours respectueux[6],[7].

Les Sotramas sont souvent bondés. Toutefois, un chauffeur de Sotrama vide va conduire lentement, voire s'arrêter, pour récupérer de nouveaux clients[6].

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI