Originaire de la région des Cascades au Burkina Faso, Soungalo Koné développe très tôt un intérêt pour la mécanique et la chimie pratique. Autodidacte passionné, il intègre le monde professionnel au sein de la Société de production d'alcools (SOPAL) à Banfora, où il acquiert une solide expérience dans les processus de fermentation et de distillation.
Après avoir pris sa retraite de la SOPAL en 2002, Soungalo Koné décide de se consacrer entièrement à la recherche indépendante. Son objectif principal est de valoriser les matières premières locales et de proposer des solutions endogènes aux problèmes de conservation des produits du terroir burkinabè.
En 2004, il s'attaque au problème de la fermentation ultra-rapide du bandji. Cette sève extraite du rônier s'acidifie en quelques heures sous l'effet de la chaleur, limitant sa consommation au cadre strictement local et immédiat. Après plusieurs années d'expérimentations artisanales, il met au point un procédé thermique et biologique permettant de stopper la fermentation sauvage tout en conservant les qualités gustatives et nutritionnelles de la boisson.
En 2007, il fonde l'entreprise Bomba Techno à Banfora, nommée ainsi en hommage à son père. L'unité s'industrialise progressivement et commence à embouteiller le bandji stabilisé[2], ainsi que d'autres boissons locales.
Au cours de sa carrière de chercheur, il développe entre 70 et 80 formules différentes, incluant :
- Des vins de fruits locaux (notamment à base de bissap).
- Des spiritueux et liqueurs à base de céréales locales comme le petit mil.
- Des recherches exploratoires sur la production de biocarburants artisanaux.[3]
Ayant pris de l'âge, Soungalo Koné a progressivement transmis la gestion quotidienne de l'entreprise Bomba Techno à ses enfants. Il continue cependant d'agir comme consultant scientifique pour sa famille et poursuit ses réflexions personnelles sur la pharmacopée et les vertus médicinales des plantes locales.