Soureth
langue sémitique
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Le néo-araméen du Nord-Est[1],[2] ou soureth (en syriaque : ܣܘܪܬ), est un dialecte de l'araméen. C’est une langue sémitique parlée aujourd’hui par les communautés chrétiennes et ethniques assyrienne-chaldéenne-syriaques d’Irak, d’Iran, de Syrie, du Liban et du sud-est de la Turquie.
| Soureth ܣܘܪܬ | |
| Pays | Arménie, Géorgie, Iran, Irak, Israël, Syrie, Turquie, Liban |
|---|---|
| Région | Moyen-Orient |
| Nombre de locuteurs | 500 000 - 2 000 000 |
| Classification par famille | |
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| Codes de langue | |
| ISO 639-3 | aii
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| Étendue | Langue individuelle |
| Type | Langue vivante |
| Glottolog | assy1241
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| modifier |
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Il reste également parlé par les Juifs originaires de la plaine de Ninive et du Kurdistan irakien qui ont émigré en Israël entre 1949 et 1952. Le nombre de ses locuteurs, dans ces régions et dans le monde entier, varie, selon les estimations, entre 500 000[3] et deux millions de personnes[4].
Origine
Installées dans l'ensemble du Croissant fertile - ce qui recouvre de nos jours l'Irak, la Syrie, l'ouest iranien septentrional et le sud de la Turquie -, ces populations autochtones de la Mésopotamie (qu'ils nomment Beth-Nahrin) tirent leur appellation Sourayés du grec. Ce terme, équivalent de "Syriaques", servait chez les Grecs à nommer ceux qui, parmi les premiers fidèles du Christ, s'exprimaient en néo-araméen.
La diffusion de la foi chrétienne dans toute la région mésopotamienne conduisit ces communautés à se reconnaître sous ce même nom, unies par une langue commune depuis la conquête Chaldéenne de tout le Croissant fertile: le néo-araméen. Mais l'unité chrétienne d'Orient ne tarda pas à se fragmenter au grés des grandes controverses Christologiques: les conciles successifs donnèrent naissance à plusieurs Églises en Orient.
Ces nombreuses et profondes fractures théologiques, conjuguées à l'éparpillement des fidèles, finirent par faire éclore des parlers distincts. On distingue ainsi le Soureth, rattaché au versant oriental du néo-araméen, du Turoyo, qui en constitue le versant occidental.
Évolution

Cette région a été le théâtre de plusieurs bouleversements et de nombreuses invasions, en particulier perse (aryenne), arabe et turque.
Le soureth est très différent de la langue akkadienne (écrite en caractères cunéiformes et qui peut être déchiffrée aujourd’hui[5]). L'akkadien, langue sémitique orientale, paraît avoir disparu comme langue vivante plusieurs siècles av. J.-C. et avoir été remplacé dans toute la Mésopotamie par l'araméen, langue sémitique du groupe « occidental » (nord-occidental en particulier, comme l'hébreu et le phénicien).
Le soureth a ensuite emprunté beaucoup aux langues des envahisseurs au cours des siècles (Perses, Arabes, Turcs).
Par exemple, la conjugaison en soureth a été fortement influencée par les langues aryennes, et a une position particulière au sein des langues sémitiques, différente de celle de l’arabe et de l’hébreu notamment.
Mais encore, le vaste territoire que représentait l’Empire néo-assyrien a vu l’émergence d’un grand nombre de dialectes locaux très différents, sans inter-compréhension possible entre leurs locuteurs. Parmi ces dialectes on peut citer l’araméen biblique, le soureth d’Iran, le samaritain, le mandéen, le syriaque classique.