Sourire de La Joconde
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Le sourire de La Joconde est le sourire que présente la jeune femme dont le tableau de Léonard de Vinci appelé Portrait de Mona Lisa ou La Joconde est le portrait. Cette caractéristique constitue un détail extrêmement commenté de cette huile célèbre, Giorgio Vasari mentionnant déjà dans ses Vies « un si plaisant sourire, que c'était œuvre à voir plus divine qu'humaine ». Présentant selon la critique et l'historien de l'art[1] un caractère énigmatique, il apparaît comme suspendu, prêt à s'éteindre : quand on le fixe directement, il semble disparaître pour réapparaître, par la vision périphérique, lorsque la vue se porte sur d'autres parties du visage. Le jeu des ombres accentue l'ambiguïté que produit le sourire[2],[3].
Le principe même de réaliser un portrait d'une personne qui sourit est inventé avec La Joconde, si l'on fait exception de L'Homme qui rit, par Antonello de Messine. Aussi son sourire est la caractéristique principale à l'origine de la popularité du tableau qui s'accroît au milieu du XIXe siècle. Des poètes romantiques comme Théophile Gautier, des peintres comme Théodore Chassériau ou des écrivains du marquis de Sade à Jules Michelet font de Mona Lisa l'archétype de la femme fatale en décrivant son sourire énigmatique et la mélancolie qui s'en dégage. La Joconde fait même figure de revendication mythique pour Walter Pater lorsqu'il en réalise une longue description dans son essai La Renaissance[4].
L'expression de son sourire présente une légère dissymétrie visible lorsqu'on masque la moitié du visage avec une main : les lèvres de la droite de sa bouche (du côté des montagnes) sont relevées un peu plus haut que celles de la gauche[5].