Soussou (peuple)

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Les Soussous sont une population d'Afrique de l'Ouest vivant principalement en Guinée, également au nord-ouest de la Sierra Leone et en Guinée-Bissau[4]. Ils sont originaires de l'empire du Ghana, qu'ils quittent après la prise de Koumbi Saleh par les Almoravides en 1077[5].

Drapeau de la Guinée Guinée 2 582 287
Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone 203 779[1]
Drapeau du Sénégal Sénégal 49 000[2]
Faits en bref Guinée, Sierra Leone ...
Soussou
Description de cette image, également commentée ci-après
Hommes soussou avec des instruments de musique traditionnels en 1935.
Populations importantes par région
Drapeau de la Guinée Guinée 2 582 287
Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone 203 779[1]
Drapeau du Sénégal Sénégal 49 000[2]
Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau 5 600[3]
Population totale 2 885 000[4]
Autres
Langues soussou
Religions islam sunnite, religions traditionnelles, catholicisme
Ethnies liées Dialonké, Soninké, Malinké, Kouranko, Mikhiforé
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Ethnonyme

Selon les sources et le contexte, on observe plusieurs variantes : Soosoo, Sosoe, Soso, Sosso, Sousou, Soussous, Susso, Sussu, Susu[6].

Langues

Leur langue est le soussou, une des langues du groupe nigéro-congolais dont le nombre de locuteurs était supérieur à 5 000 000 au début des années 2000. Parmi les 3 000 000 dénombrés en 2001 en Guinée, certains parlaient également le français. En Sierra Leone, ils étaient 1 000 000 en 2006, une partie d'entre eux utilisant en outre le krio ou l'anglais[7].

Histoire

Les Soussou (en rouge) sur la carte Peuples des rivières du Sud d'Élisée Reclus (XIXe siècle).

Après la défaite du roi Sosso Soumaoro Kanté en 1235, certains Sosso ou djalonka vont alors refuser de prêter allégeance au vainqueur, le nouveau roi Soundjata Keïta le fondateur de l'empire du Mali. ils seront rendu alors contrainte de quitter le Sosso pour s'installer au Fouta-Djalon. Là, ils coexistaient avec diverses ethnies, les Nalou, les Bagas, les Coniaguis, les Bassaris.

Du XIIIe au XVIIe siècle, des Peuls musulmans venus à la fois du Fouta-Toro et du Macina, s'installent au Fouta-Djalon[8] où ils repoussent, par le moyen du djihad, les Soussous refusant de se convertir à l'islam. Parmi les Soussous restés au Fouta-Djalon, beaucoup sont réduits à l'état de servitude par les almamys. Ils deviennent des rimäibe.

Les Soussous trouvent refuge vers le littoral, où ils créent de puissants royaumes, bâtis grâce au commerce du poivre de Guinée, diverses autres épices, l'huile de palme, l'esclavage. Ils commercent avec les Européens, qui établissent plusieurs comptoirs commerciaux. Les États mis en place par les Soussous sont remarquables par leur organisation et l'architecture des habitations. La ville de Sayou, en pays soussou, est souvent citée dans les écrits des différents voyageurs européens comme une ville dynamique et belle.

Organisation sociale

Traditionnellement les Soussous ont toujours été de grands agriculteurs. Leur société est très proche de celle des Malinkés, et beaucoup de Dialonké se sont mélangés à eux.

« Danseuses tam-tam des Circoncises, » (phot. Neurdein, vers 1905).

En Guinée les Soussous représentent 25 à 30 % de la population, en Guinée maritime, ils représentent 75 % de la population.

La hiérarchie sociale soussou est la suivante :

  • au sommet, les horon, la noblesse et l'aristocratie, fournissant les rois, les guerriers, les chasseurs, les commerçants ;
  • les niamakala, les gens de castes : forgerons, cordonniers, tisserands, griots appelés dyali ;
  • les jon, les captifs ;
  • les Donso, les chasseurs.

Certains individus, hommes ou femmes, provenant de toutes les castes, deviennent des initiés, des komotigui. Auprès de la population, ils ont le rôle de guérisseurs, prédicateurs, ils sont les tenants de la spiritualité dans la communauté. Ils sont considérés comme les intermédiaires entre le monde des humains et celui des ancêtres et des esprits. Dans chaque village, ils sont présents à chaque grand événement et sont consultés par tous.

Dans la société soussou, le respect des anciens et des valeurs morales est très important, comme dans toutes les sociétés africaines.

Religion

Aujourd'hui les Soussous sont musulmans et les marabouts ont beaucoup pris la place des Komotigui.

Patronymes

Les patronymes portés par les Soussous sont principalement : Keita, Samoura, Conté, Yansané, Doumbouya, Fofana, Sylla, Kanté, Soumah, Souaré, Bangoura, Fati, Coumbassa (Koumbassa), Kaba (dérivé de Kébé), Oularé, Yattara, Sankhon, Youla, Daffé, Sankoh, Cissé, Camara, Touré, Sakho (Sacko par deformation), Macaulay, Condé, Kourouma...

Personnes notables d'origine soussou

Personnalités politiques

Musiciens

Sportifs

Journalistes

Écrivains

Autre peuple soussou

Groupes musicaux

Notes

Les Soussous d'aujourd'hui seraient bien d'origine Sosso, du royaume de Soumaoro Kanté car après la défaite de ce dernier à la Bataille de Kirina en 1235, un certain nombre de ses guerriers (soldats) et leurs familles, par crainte d’être massacrés par les vainqueurs, auraient quitté le royaume pour s'installer dans la région Djallonké d'alors, actuelle Fouta-Djallon. La sagesse de Soundiata Keita a su épargner la vie des vaincus malgré une forte exhortation à la vengeance pour la terreur infligée par Soumaoro Kanté aux populations de la région. Le sanankouya (cousins à plaisanterie) daterait de cette période. Il fut une technique ingénieuse, voire une innovation pour permettre non seulement l’intégration des vaincus de Kirina, mais aussi les mettre en confiance dans la cohabitation avec les vainqueurs.[réf. nécessaire]

Notes et références

Voir aussi

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