South Stream
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- Gazoduc Nabucco
- Gazoduc South Stream
South Stream /saʊθ stɹiːm/[1] (litt. « Flux du Sud » en anglais) était un projet de gazoduc paneuropéen qui, dès 2015, devait relier la Russie à l'Europe occidentale. Ce gazoduc devait avoir une capacité de 63 milliards de mètres cubes de gaz par an, qui devait être acheminé sous la mer Noire vers la Bulgarie, puis la Serbie, l'Italie et l'Autriche. Le , la Turquie avait donné son feu vert à la pose du gazoduc dans ses eaux territoriales.
Le projet aurait permis à Gazprom de contourner l'Ukraine comme pays de transit, source de plusieurs conflits ayant provoqué des coupures d'approvisionnement de l'Europe. South Stream aurait permis aussi de contrôler une grande partie des livraisons du gaz en provenance des gisements gaziers de la mer Caspienne et du Kazakhstan, concurrençant directement le gazoduc alternatif Nabucco, soutenu par les États-Unis et l'Union européenne.
Début , Gazprom annonce l'abandon du projet[2],[3]. Il est remplacé par le projet Turkish Stream allant de la Russie à la Turquie à travers la Mer noire, comme annoncé par le président russe Vladimir Poutine le , durant une visite en Turquie[4]. Le nom du projet est Turkish Stream[5].
Le Tesla Pipeline relierait la Grèce, la Serbie, la Hongrie, la Macédoine du Nord au Turkish Stream[6]. Les pays d'Europe du Sud ont signé un mémorandum sur la construction du gazoduc qui devrait relier le Turkish Stream avec l'Autriche.
La lettre d'intention de la construction de South Stream a été signée le à Rome par Paolo Scaroni, PDG de la compagnie énergétique italienne ENI et le vice-président du gazier russe Gazprom - Aleksandr Medvedev - en la présence des ministres de l'Énergie Pierluigi Bersani (Italie) et Viktor Khristenko (Russie). Le projet sera financé, détenu et opéré conjointement par Gazprom avec des participations ouvertes aux pays de transit.
En 2009, EDF négociait sa participation au projet au côté de l'italien ENI[7]. En , Vladimir Poutine déclarait que Gazprom et Eni céderaient 10 % chacun à EDF[réf. souhaitée].
Le , Gazprom lance symboliquement, en présence du président russe Vladimir Poutine, les premiers travaux de construction du gazoduc South Stream, destiné à livrer du gaz naturel à l'Union européenne via la mer Noire en évitant l'Ukraine[8],[9].
La suite significative des travaux et notamment le passage en mer sous la Mer Noire ne devait débuter que courant 2013[10].
Le , le président Vladimir Poutine annonce l'abandon du projet, le justifiant par le refus de la Bulgarie, sous pression de l’Union européenne, dont elle est membre, d’autoriser le passage du tuyau sur son territoire ; il a aussi vivement critiqué Bruxelles qui estime que les contrats signés par Gazprom pour ce projet violent les règles européennes de la concurrence, et annoncé une diminution des flux d'exportations énergétiques de la Russie : « l’Europe ne recevra plus les mêmes volumes de la Russie , mais c’est le choix de nos amis européens »[11]. L'écrivain et ancien diplomate russe Vladimir Fédorovski voit dans cette décision un virage géopolitique majeur[12].
Le , Gazprom annonce le rachat des parts du français EDF, de l'italien Eni et de l'allemand Wintershall (groupe BASF), mettant sous son contrôle la totalité de la société South Stream Transport BV[13].
Description technique
Le gazoduc devrait transporter 63 milliards de mètres cubes de gaz chaque année. Les conclusions des études de faisabilité, effectuées par Saipem (filiale d'ENI) étaient attendues pour 2008. La construction était prévue pour être terminée moins de trois ans après son approbation par les autorités de concurrence de l'Union Européenne. La livraison était attendue vers 2013.
