Spartacus (roman de Howard Fast)
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| Titre original |
(en) Spartacus |
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Littérature historique (d) |
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| Œuvre dérivée |
Spartacus est un roman historique de Howard Fast, publié pour la première fois aux États-Unis en 1951. Il traite de la révolte des esclaves menée vers 71 avant Jésus-Christ par le thrace Spartacus. Le roman a inspiré le film oscarisé Spartacus, réalisé en 1960 par Stanley Kubrick, et le téléfilm Spartacus de Robert Dornhelm en 2004.
Howard Fast commence l'écriture de ce roman à l'époque du maccarthysme, alors qu'il était emprisonné pour son engagement antérieur dans le parti communiste américain[1]. Il avait refusé de divulguer au Congrès les noms des contributeurs à un fonds destiné à accueillir les orphelins des vétérans américains de la guerre civile espagnole. Il est emprisonné pendant trois mois en 1950 pour outrage au Congrès. En prison, il s'intéresse à la révolution allemande de 1918-19, découvre Rosa Luxemburg et le mouvement spartakiste, qui tient son nom de l'esclave thrace Spartacus, qui a mené la troisième guerre servile de l’Empire romain[2].
Dans son manifeste[3], Rosa Luxemburg fait une lecture marxiste de l'évènement, selon laquelle la guerre servile illustre une lutte universelle pour l’émancipation des dominés :
« Parce qu’il est celui qui exhorte les révolutionnaires et les pousse à agir, parce qu'il est la conscience socialiste de la révolution, [Spartacus] est haï, calomnié, persécuté par tous les ennemis secrets ou avérés de la révolution et du prolétariat. Clouez Spartacus sur la croix ! crient les capitalistes tremblant pour leurs coffres-forts. »
Howard Fast fait de Spartacus une figure incarnant l'idéal socialiste révolutionnaire[2].