Spektr (station spatiale Mir)

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Station spatiale Station spatiale Mir
Agence spatiale
Rôle principal Observation de la Terre et
alimentation électrique
Lancement à 03:33:22 UTC
Module Spektr

Module de la Station Mir

Description de cette image, également commentée ci-après
Vue du module Spektr endommagé.
Données générales
Station spatiale Station spatiale Mir
Agence spatiale
Rôle principal Observation de la Terre et
alimentation électrique
Lancement à 03:33:22 UTC
Lanceur Proton K
Fin de vie à 05:50 UTC
Statut Mission terminée (Temps en orbite : 2134 j et 2 h[1]
Identifiant COSPAR 1995-024A
Caractéristiques techniques
Masse 19,6 tonnes
Volume pressurisé 62 m3
Longueur 9,1 m[2]
Diamètre 4,3 m
Équipements
Port amarrage vaisseau à 00:56:16 UTC
Amarré à
Module central de Mir Module central
Configuration du module Spektr.

Spektr (Спектр en russe signifie « spectre ») est le cinquième module ajouté à la station spatiale Mir. Il est amené en orbite par une fusée Proton le et l'amarrage à la station a lieu le 1er juin.

Spektr est principalement conçu pour effectuer l'observation de la Terre et est équipé d'instruments pour l'étude de son atmosphère, de sa surface et des ressources naturelles. Les quatre panneaux solaires fixés sur le module permettent de fournir près de la moitié de l'énergie électrique nécessaire à la station.

Le il est endommagé lors le la collision avec un vaisseau de ravitaillement Progress, et il doit être condamné. À la suite de la désorbitation volontaire de la station spatiale le module est détruit le au cours de la rentrée atmosphérique terrestre.

Le module Spektr devait être à l'origine une unité de recherche militaire mais avec la fin de la guerre froide et la dissolution de l'Union soviétique en 1991, le programme spatial militaire est en grande partie arrêté[2]. Bien qu'à cette période la réalisation du module soit bien avancée, sa construction est suspendue et le module est stocké. Un accord de coopération spatiale entre les États-Unis et la Russie est conclu en avec l'objectif de préparer à plus long terme la construction d'une station spatiale internationale. La mise en place du programme Shuttle-Mir permet grâce à l'aide américaine d'achever la construction des modules Spektr et Priroda. La partie militaire est remplacée (à l'exception d'un spectromètre Phaza) par une mission civile de recherche et des expériences américaines sont intégrées dans le module[3]. Avec une masse d'environ 20 tonnes, 12 m de long et 4,1 m de diamètre, ce module est construit suivant le modèle des TKS tel que Kvant-2 et Kristall. Les objectifs du module ayant changé, la structure initiale est légèrement modifiée de façon à intégrer notamment deux panneaux solaires supplémentaires. Avec quatre panneaux solaires d'une superficie de 126 m2 et pouvant développer une puissance de 16 kW, Spektr devient le principal module de la station à fournir de l'énergie[4]. Le module offre un volume d'environ 62 m3 et transporte de nombreuses expériences notamment près de 880 kg d'équipement américain principalement destiné à la recherche biomédicale[5].

Le module a pour principal objectif la surveillance et l'observation de la Terre. Il est pour cela équipé de divers instruments, notamment des spectromètres comme le Faza et Pheniks destinés à l'étude de l'atmosphère et de sa surface ou l'Astra-2 pour mesurer la composition des gaz à une altitude orbitale. Figurent aussi des détecteurs de rayons gamma et X (Tauruset Grif) pour mesurer les émissions lors des passages dans la ionosphère. L'instrument russe MIRAS, développé avec des équipes françaises et belges permet d'évaluer la distribution des lignes d'absorption dans l'atmosphère au lever et coucher du soleil. Le module intègre aussi un bras manipulateur de 2 mètres nommé Pelican permettant de récupérer de petits paquets d'un sas pour les poser sur des ancrages extérieurs et limiter ainsi les sorties extra véhiculaires des cosmonautes, chacune des combinaisons Orlan DMA étant limitée à 10 sorties[5].

Lancement et installation

Le complexe Mir tel qu'il a été configuré pour permettre l'amarrage de Spektr et le déplacement ultérieur vers le port -Y. Spektr est représenté au bas du complexe dans cette orientation.

Le lancement de Spektr prévu en 1994 est reporté en février de l'année suivante, puis avril et finalement en mai. Des problèmes liés au transport et aux procédures d'entrée en Russie d'équipements provenant de la NASA sont principalement à l'origine de ces retards[6]. Le module est lancé avec succès le du cosmodrome de Baïkonour à l'aide d'une fusée Proton. Spektr sera le premier nouveau module de la station à être opérationnel après l'effondrement de l'Union soviétique.

Les cosmonautes Vladimir Dejourov et Guennadi Strekalov à bord de Mir entament alors un ensemble de manœuvres afin d'accueillir Spektr, un panneau solaire est connecté sur le module Kvant, un autre plié et rangé sur Kristall, le Progress M-27 est désamarré et désorbité pour se consumer dans l'atmosphère terrestre[7]. L'alimentation de Kristall est coupée et le module est détaché et placé sur un autre port le puis l'adaptateur multi-ports est dépressurisé. Le rendez-vous de Spektr avec la station a lieu sans problème le 1er juin[4]. À la suite de l'amarrage automatique plusieurs manœuvres ont été nécessaires au début du mois de juin. Le module est en effet amarré provisoirement au port axial avant puis déplacé vers sa position définitive car cet accès doit être libre pour accueillir par la suite les vaisseaux Soyouz et Progress et il faut également disposer de suffisamment d'espace pour déployer les 4 panneaux solaires du module Spektr. Les bras manipulateurs Lyappa sont utilisés pour déplacer Spektr puis réinstaller Kristall dans sa position initiale.

Collision avec le Progress

Notes et références

Voir aussi

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