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Spie

société française From Wikipedia, the free encyclopedia

SPIE (Société parisienne pour l'industrie électrique) est une entreprise française spécialisée dans les domaines du génie électrique, mécanique et climatique, de l’énergie et des réseaux de communication. Son métier est la réalisation, l’assistance à l’exploitation et la maintenance d'équipements industriels.

Création1900 (Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques)
Dates clés1968 : fusion avec la Société de construction des Batignolles
2003 : scission avec Spie Batignolles
FondateursÉdouard Empain
Faits en bref Création, Dates clés ...
SPIE
logo de Spie
Logo de l'entreprise.

Création 1900 (Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques)
Dates clés 1968 : fusion avec la Société de construction des Batignolles
2003 : scission avec Spie Batignolles
Fondateurs Édouard Empain
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : SPIE
CAC Next 20
Slogan « SPIE, l'ambition partagée. »
Siège social Cergy-Pontoise
Drapeau de la France France
Coordonnées 49° 02′ 28″ N, 2° 01′ 46″ E
Direction Markus Holzke (directeur général)
Activité Collectivités, énergie, infrastructures, tertiaire, industrie
Filiales SPIE CityNetworks

Spie ICS (ex-Spie Communications)
Spie Oil & Gas Services
Spie Nucléaire
Spie Facilities
Spie Industrie
SPIE Building Solutions
Heijmans Industrial Services

Effectif 48 000 (2022)
SIREN 399258755Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web spie.com

Capitalisation 2 563 M  (avril 2019)
Chiffre d'affaires 10 241 M  (2022)
Résultat net 213,2 M  (2022)
Société précédente AMEC SPIE (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Histoire

Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques

Fondée en 1900 par le baron Édouard Empain, la Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques (SPICF), appelée aussi la « Parisienne électrique », doit réaliser les travaux d'infrastructures électriques du métro de Paris[1]. Le baron Empain avait décroché l'appel d'offre en 1898 et fondé dans ce but la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris. La SPICF, nouvelle émanation du groupe Empain, est donc la société chargée d'électrifier les rames et de proposer une politique tarifaire. Cependant, Empain fait appel à la société Girolou, pour compléter l'électrification vers 1905[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la SPICF compte parmi ses administrateurs Édouard Empain (1936-1944), Guy de la Rochette (1940-1945), Lucien Esbran (1939-1944) et Edmond Roux (1940-1944)[1].

Ce dernier est un ancien de la Société générale de force et lumière (SGFL)[3] du magnat Pierre-Marie Durand, deuxième électricien français, derrière la Lyonnaise des Eaux et de l’Electricité. Après une crise au conseil d’administration de la SGFL, plusieurs personnalités appuyées par le Crédit commercial de France, avaient remplacé le banquier-administrateur traditionnel[Qui ?], parmi elles, Edmond Roux. Il était devenu conseiller de Pierre-Marie Durand et administrateur de plusieurs filiales du groupe[4] mais aussi de la Compagnie du Gaz de Lyon et de la Société générale pour l’industrie électrique. Il est par ailleurs président du Syndicat professionnel des Producteurs et Distributeurs d'énergie électrique[5],[6],[7], fondé au début du xxe siècle au 16, rue de la Baume à Paris[3], et a siégé à ce titre, sous l'occupation, avec Robert Desprès, de l'Énergie industrielle, autre société de Pierre-Marie Durand, au Comité de l’énergie électrique (COE), « instance clé de l’organisation économique » sous Vichy[8] qu'il préside tout en se déclarant « hostile à tout autoritarisme prolongé du Comité »[9]. Roger Boutteville, directeur de l'Union d'électricité, est nommé après la guerre président d'une commission de l'électricité du Conseil national du patronat français (CNPF), un « lot de consolation » pour les anciens du COE qui ne trouvent pas leur place à l’Électricité de France, où siègent aussi Paul Huvelin et Edmond Roux[10].

Edmond Roux et Jean-Marie Louvel (un adjoint de Paul Huvelin à la Société générale d'entreprises (SGE), qui a rejoint le MRP par « opportunisme »[11], pour en devenir le trésorier, maire du Vésinet et président la Commission de l'équipement national au Palais Bourbon) négocient après la guerre, face au ministre communiste Marcel Paul, d'importantes compensations des actionnaires des compagnies d'électricité nationalisées[6] par la loi d' sous le nom d'Électricité de France. Le MRP s’était penché tôt sur la nationalisation, dès son congrès constitutif de , pour demander d'en exclure la distribution d'électricité et les usines d’électrochimie et d’électrométallurgie, soit la moitié de la production[11]. Une « Commission Perrier » de compromis se réunit quatre fois entre janvier et , et Roger Boutteville et Edmond Roux y représentent le CNPF[11]. Finalement, Jean-Marie Louvel obtient que les actionnaires soient dédommagés par des obligations à intérêt 3 % plutôt que les 2% proposés par la SFIO, plus une part selon l’accroissement des recettes, compromis censé équilibrer le 1 % demandé par le PCF pour les œuvres sociales[11],[12]. Le groupe Empain a été concerné comme les autres géants du secteur, la CGE et la SGE, les groupes Mercier et Durand, ou l'Énergie industrielle[11].

Après-guerre

En 1946, la société devient la Société parisienne pour l'industrie électrique (SPIE). André Berthelot en est nommé président du conseil d'administration l'année suivante.

L'année 1964 est celle de la création de Jeumont-Schneider, qui s'investit dans les premiers grands projets d'automatisation des sites de production. Les Jeumont (groupe Empain) est réuni avec LMESW (groupe Schneider)[13] qui a les licences Westinghouse.

Société de construction des Batignolles et Spie Batignolles

En 1967, Spie fusionne avec la Société de construction des Batignolles, fondée en 1871 par Ernest Goüin, qui devient la filiale « construction du groupe ». En 2003, cette filiale est cédée à ses cadres dirigeants et devient Spie Batignolles[14]. Dans le même temps Amec prend le contrôle de Spie qui devient Amec Spie.

L'année 1967 voit aussi une réalisation importante du groupe[6], l'entrée en service dans les Ardennes, à la frontière franco-belge, du premier réacteur à eau pressurisée de la Centrale nucléaire de Chooz, un projet franco-belge, qui provient d'une licence américaine acquise auprès de la société Westinghouse, par la Franco-Américaine de Constructions Atomiques (Framatome) en [15]. Basé sur le modèle du réacteur de la centrale nucléaire de Yankee Rowe, il affiche une pression primaire plus élevée[16].

Mais Westinghouse ne se voit pas accorder, en [17], l'autorisation d'investissement dans Jeumont-Schneider par le ministre de l'économie et des finances. Alors que le gouvernement belge a donné son accord à la cession à Westhinghouse des Ateliers de constructions électriques de Charleroi[17], Valéry Giscard d'Estaing suggère à l'américain de s'associer avec un français dans la reprise de la partie française[17], avant d'exprimer un refus plus clair en [18], obligeant le baron Empain à se tourner en vers la CGE ou la Compagnie électromécanique (CEM), pour vendre à 200 millions de francs ses 61%[19].

En 1969, le groupe Empain prend possession de la totalité de Schneider Electric ; Spie Batignolles devient une filiale du groupe Empain-Schneider.

Spie Batignolles absorbe la Compagnie industrielle de travaux (CITRA) en 1972.

En 1981, après la sortie du capital de la famille Empain, le groupe Empain se restructure et prend le nom de Schneider Electric.

En 1982 la division « Électricité nucléaire » et Trindel intégrant le groupe, l'ensemble prend le nom de Spie Trindel.

Avant 1984, rachat de Coignet SA avec l'aide des Charbonnages de France[20].

Spie Batignolles construit les montagnes russes en bois nommées Anaconda dans le parc alors nommé Big Bang Schtroumpf, rebaptisé Walygator Parc depuis 2007, les plus hautes d’Europe entre 1989 et 2001 d'après les plans de William Cobb[21].

En 1997, l'entreprise est vendue par Schneider et est l'objet d’une reprise d'entreprise par ses salariés, de cinq ans, lors du rachat de l'entreprise par les salariés associés à l'anglais Amec.

Chantier d'EUROPA, siège de SPIE inauguré en 2016.

En , SPIE rachète l'entreprise Agis Fire & Security, basée à Varsovie et spécialisée dans la protection incendie et la sécurité des bâtiments[22]. Avec ce rachat, SPIE a réalisé sa 100e acquisition en dix ans[23].

En , SPIE annonce l'acquisition pour 850 millions d'euros de SAG, une entreprise allemande spécialisée dans les services pour les collectivités[24].

Après le rachat en 2013 des activités Service Solutions d’Hochtief dans le secteur allemand du Facility Management et de la gestion de l’énergie, l’acquisition le du groupe SAG, leader allemand des services aux infrastructures d’énergie, permet au Groupe d’acquérir une nouvelle dimension : SPIE compte 46 650 collaborateurs en fin d’année et son réseau géographique s’étend jusqu’à la Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie.

En , SPIE acquiert la société allemande PMS Sicherheitstechnik + Kommunikation (PMS) et elle finalise l'acquisition de l'entreprise Mer ICT aux Pays-Bas.[réf. nécessaire]

En , SPIE annonce l'acquisition de l'entreprise belge SYSTEMAT (150 employés)[25].

Direction de SPIE

Présidents

Au départ de Gauthier Louette, une double gouvernance est mise en place avec Markus Holzke, directeur général de SPIE depuis mai 2026 et Patrick Jeantet nommé président non exécutif.

Conseil d'administration

Patrick Jeantet, ancien PDG de SNCF Réseau, a été nommé président non exécutif du conseil d'administration de SPIE dans le cadre de la réorganisation de la gouvernance du groupe, et prendra ses fonctions avec effet à l'issue de l'assemblée générale annuelle des actionnaires le [26].

Actionnaires

Davantage d’informations Nom, % ...
Actionnaires[27].
Nom %
Actionnariat salarié 6,41 %
Peugeot Invest 4,995 %
BPIFrance Investissement SAS 2,889%
La Financière de l'Échiquier 1,722 %
Gauthier Louette (Chairman and CEO) 1,805 %
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Mécénat

Notes et références

Annexes

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