Spiritualisme (théologie)
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Le spiritualisme est un courant religieux apparu en Allemagne à l'époque de la Réforme, qui considère que l'Esprit Saint est présent dans le corps humain ou dans la nature, et qui considère comme sans importance, voire rejette la plupart des formes extérieures de la religion, depuis l'église comme institution, les sacrements et les dogmes, et dans certains cas jusqu'à la Bible.
Le terme est parfois utilisé de manière générique pour l'ensemble de l'histoire du christianisme. Il est toutefois plus généralement utilisé pour désigner ce courant apparu au XVIe siècle, qui peut encore être identifié au XVIIe siècle et qui s'est prolongé dans le piétisme et chez les dissidents[1]. Ce courant est parfois désigné sous le nom de « spiritualisme mystique » en raison de sa parenté avec le mysticisme médiéval, tel qu'il était représenté par exemple par Jean Tauler ou la Theologia Germanica (en).
Le terme « spiritualiste », déjà utilisé depuis le milieu du XIXe siècle pour d'autres mouvements ou personnes, a remplacé les termes péjoratifs utilisés au XVIe siècle, comme « Schwärmer » (enthousiastes) ou « Schwarmgeister » (esprits enthousiastes), termes qu'on trouve sous la plume de Martin Luther.
Dans le monde anglo-saxon, le spiritualisme est souvent utilisé pour désigner le spiritisme. Par une rétro-traduction erronée, le spiritisme est alors parfois aussi appelé spiritualisme[2]. Les tentatives d'établir un lien historique entre le spiritualisme du XVIe siècle et le spiritisme du XIXe siècle, par l'intermédiaire d'Emanuel Swedenborg et de Johann Heinrich Jung-Stilling[3], n'ont pas jusqu'à présent été couronnées de succès.