Stabroek News
journal du Guyana
From Wikipedia, the free encyclopedia
Stabroek News est un journal du Guyana fondé par David de Caires en 1986. Il parait quotidiennement. Le journal se veut fidèle aux principes exposés par son fondateur lors de sa première édition : « Aucun papier n'est ou ne sera autant libre. Nous ne sommes dirigés par aucune institution extérieure. »
| Stabroek News | |
| Pays | |
|---|---|
| Zone de diffusion | Nationale |
| Langue | anglais |
| Périodicité | Quotidien |
| Format | Tabloïd |
| Genre | Généraliste |
| Prix au numéro | 100 G$ |
| Fondateur | David de Caires |
| Date de fondation | (il y a 40 ans) |
| Éditeur | Georgetown Guyana Publications |
| Ville d’édition | Georgetown |
| ISSN | 1028-7108 |
| ISSN (version électronique) | 1563-888X |
| Site web | https://www.stabroeknews.com |
| modifier |
|
Origine du nom
Stabroek est l'ancien nom de Georgetown[1] de 1784 à 1812.
Histoire
Le premier numéro paraît le [2]. La première équipe du journal est composée de David de Caires, Martin Carter, John Simon de Freitas, Pete Ninvalle, Vic Insanally, Janice Hall, Ken Moore, Miles Fitz-Patrick, Cecil Griffith[2].
L'Association de la presse interaméricaine assure de son existence en 1997 en tant que seul quotidien indépendant du Guyana[3].
Notoriété
Le Chicago Tribune déclare que Stabroek News est un journal indépendant respecté de Georgetown[4].
Cessation d'activité
Le , le journal a annoncé qu'il mettra fin à sa publication un mois plus tard après près de 40 ans d'existence, en raison de pertes financières persistantes, d'un modèle économique inadapté à la numérisation des médias et de difficultés liées à la publicité gouvernementale impayée[5].
Cette décision, qualifiée d'«extraordinairement difficile et douloureuse» par les héritiers des fondateurs Isabelle et Brendan de Caires, marque la fin d'une ère pour la presse indépendante au Guyana, où le journal a joué un rôle clé dans le débat démocratique malgré les pressions politiques et économiques. Les employés, environ 60 personnes, recevront leurs indemnités dues, tandis que la société Guyana Publications Inc. entrera en liquidation volontaire[6].
Raisons du déclin
- Pertes financières : La société a accumulé des déficits sur six des dix dernières années, malgré des réductions de coûts, en puisant dans ses réserves.[kaieteurnewsonline]
- Changement médiatique : L'essor des réseaux sociaux et de la publicité en ligne a rendu obsolète le modèle traditionnel du journal, sans possibilité d'évolution vers le numérique ou la radio en raison de refus de licences.
- Pressions externes : Retards de paiement d'approximativement 80 millions de dollars guyaniens par le Département d'information publique pour des publicités.
Réactions
La fermeture a suscité une vive émotion parmi les journalistes et la société civile guyanienne, qui saluent l'héritage de Stabroek News en matière de journalisme diversifié et indépendant, regrettant un appauvrissement du paysage médiatique. Des figures comme Gordon Moseley et Leonard Gildarie ont témoigné de son impact formatif sur des générations de professionnels[5].