Stalag IX-C
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Le Stalag IX-C était un camp de prisonniers de guerre allemand pour les soldats alliés pendant la Seconde Guerre mondiale. Bien que son quartier général fût situé près de Bad Sulza, entre Erfurt et Leipzig en Thuringe, ses sous-camps – Arbeitskommando ou kommandos de travail – étaient répartis sur une vaste zone, en particulier ceux qui détenaient des prisonniers travaillant dans les mines de potassium, au sud de Mühlhausen.
| Stalag IX-C | ||
| Lieu | Bad Sulza, Thuringe | |
|---|---|---|
| Type d’ouvrage | Camp de prisonniers de guerre | |
| Contrôlé par | Allemagne nazie | |
| Guerres et batailles | Seconde Guerre mondiale | |
| Coordonnées | 51° 05′ 52″ nord, 11° 37′ 58″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Allemagne (1937)
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Histoire du camp
Le camp fut ouvert en février 1940 pour accueillir les soldats polonais faits prisonniers lors de l'invasion allemande de la Pologne, qui déclencha la Seconde Guerre mondiale en 1939. En juin 1940, de nombreux soldats belges et français, faits prisonniers lors de la bataille de France, y arrivèrent. Fin 1940, des soldats Britanniques, capturés à Dunkerque, furent transférés au camp, suivis de prisonniers yougoslaves en avril 1941. En 1943, des soldats britanniques et du Commonwealth, rescapés des combats d'Italie et d'Afrique du Nord, furent détenus dans ce camp, suivis par des parachutistes britanniques et canadiens, faits prisonniers lors de l'opération Market Garden à Arnhem (septembre-octobre 1944), et enfin des Américains, prisonniers de la bataille des Ardennes, (fin décembre 1944). Le 29 mars 1945, le camp fut évacué et les prisonniers de guerre furent contraints de marcher vers l'est en prévision de l'offensive américaine. Pour certains, la marche dura quatre semaines jusqu'à leur libération par des unités de l'armée américaine. Ceux qui restaient dans le camp furent libérés par les troupes de la 3e armée américaine.
Hôpitaux
Le Stalag IX-C gérait également un grand hôpital, le Reserve-Lazaret IX-C(a). Situé à Obermaßfeld, au sud-ouest d'Erfurt, il occupait un bâtiment en pierre de trois étages qui avait auparavant abrité un foyer de l'association Strength Through Joy. L'hôpital était géré par du personnel médical britannique, canadien et néo-zélandais. Ses effectifs furent considérablement renforcés en octobre 1944 par l'arrivée d'une équipe complète d'ambulanciers de la 1re division aéroportée britannique, capturée à Arnhem. Les patients venaient de toute l'Allemagne, mais principalement du Wehrkreis IX. L'hôpital fut libéré par la 11e division blindée américaine.
Il y avait aussi un hôpital plus petit, le Reserve-Lazaret IX-C(b), à Meiningen.
Évasions
En mars 1942, deux soldats britanniques, Macfarlane et Goldie, s'évadèrent en portant leurs combinaisons de travail bleues par-dessus leur tenue de combat. Ils portaient des sacs à dos pour dissimuler les insignes « KG » ( Kriegsgefangener, « prisonnier de guerre ») inscrits sur leur dos. Ils se cachèrent dans un wagon de sel à destination de la Belgique. Là, ils parvinrent à contacter un réseau d'évasion et, au milieu de l'année, ils étaient sains et saufs en Écosse[1].
Détenus notables
- Le capitaine John B. Sherman, RAMC, matricule 115959, a réalisé des greffes de peau à l'aide d'une lame de rasoir[1].
- Reba Z. Whittle, infirmière de l'Army Air Corps, fut capturée en septembre 1944 lorsque son avion fut abattu lors d'une mission d'évacuation de soldats alliés blessés. Détenue brièvement à Obermaßfeld, elle fut ensuite transférée à Meiningen. Elle y resta prisonnière jusqu'à son rapatriement en janvier 1945. Whittle fut la seule femme prisonnière de guerre américaine en Europe durant la Seconde Guerre mondiale.
- Cidney B. Fairrington, pilote et lieutenant de l'US Army Air Corps, fut abattu et fait prisonnier en novembre 1944. Il resta en service actif jusqu'à la fin de la guerre. Après le conflit, il occupa le poste de commandant adjoint de base au sein du Strategic Air Command pendant la crise des missiles de Cuba. Une fois à la retraite, il fut directeur exécutif du Logement et du Développement urbain sous l'administration Nixon.
- Pierre-Antoine Cousteau, journaliste et polémiste français d'extrême-droite, a été fait prisonnier en 1940[2]. Cependant, Robert Brasillach a obtenu sa libération, ce qui lui a permis de reprendre ses activités journalistiques, notamment comme éditeur de Paris-Soir en 1941, contributeur au journal militant Combats d'Henry Charbonneau et à partir de 1943, directeur politique du journal Je suis partout. Il a également travaillé au service du secrétariat général de la Milice française.
- Ted Brown, personnalité de la radio américaine[3].
- Jack Hinton était un soldat néo-zélandais ayant servi pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a reçu la Croix de Victoria, la plus haute distinction pouvant être décernée aux forces britanniques et du Commonwealth, pour acte de bravoure face à l'ennemi, pour ses actions à Kalamata le 29 avril 1941 lors de la bataille de Grèce.
