Staline (téléfilm)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Titre original Stalin
Réalisation Ivan Passer
Scénario Paul Monash (en)
Acteurs principaux Robert Duvall
Julia Ormond
Staline
Titre original Stalin
Réalisation Ivan Passer
Scénario Paul Monash (en)
Acteurs principaux Robert Duvall
Julia Ormond
Sociétés de production HBO Films
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre téléfilm biographique et politique
Durée 172 minutes
Première diffusion 1992

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Staline (Stalin), est un téléfilm biographique et politique américain réalisé par Ivan Passer et diffusé en 1992.

Produit par HBO, le téléfilm raconte l'ascension au pouvoir de Joseph Staline jusqu'à sa mort et couvre la période de 1917 à 1953. Grâce aux politiques de glasnost et de perestroïka du dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev[1], le producteur Mark Carliner obtient l'autorisation de tourner au Kremlin, devenant ainsi le premier long métrage américain à le faire[2]. Le tournage a lieu à Budapest et en Union soviétique, avec un accès exceptionnel aux sites historiques soviétiques dans les semaines qui ont précédé sa dissolution. Bien que le film ait été presque entièrement tourné sur place et que le producteur Mark Carliner ait insisté pour que le film « reflète la vérité »[3], plusieurs universitaires et historiens ont fait remarquer que le film se concentrait moins sur l'histoire que sur le personnage de Staline. Cela a été considéré comme un défaut par de nombreux critiques de cinéma, tout en louant l'interprètation de Robert Duvall dans le rôle de Staline.

Svetlana Allilouïeva, fille de Joseph Staline, raconte comment son père est sorti de son exil sibérien pour combattre d'abord pendant la Première Guerre mondiale, puis contre le tsar. Avec la révolution d'octobre, un nouveau gouvernement est mis en place en Russie sous la direction de Vladimir Ilitch Lénine. Pour l'assister dans ses activités, Staline se voit attribuer la jeune secrétaire Nadejda Allilouïeva. Elle l'admire et est convaincue qu'il pourra un jour changer la Russie. Elle tombe amoureuse de lui et l'épouse, ignorant ses faiblesses de caractère, telles que sa méfiance prononcée envers autrui. Staline se montre déterminé et impitoyable. Il fait ainsi exécuter plusieurs officiers, ce dont Léon Trotski se plaint à Lénine. Au grand dam de l'intellectuel Trotski, Lénine prend la défense de Staline. Une lutte de pouvoir s'engage entre lui et Staline pour l'héritage de Lénine. Lorsque Lénine est victime d'un accident vasculaire cérébral, Staline saisit toutes les occasions pour écarter Trotski et se positionner comme son successeur. Il s'entoure de compagnons loyaux, tels que Grigori Zinoviev et Lev Kamenev, afin de pouvoir, après la mort de Lénine, passer outre à son testament qui désigne Trotski comme son successeur et devenir le nouveau dirigeant de l'Union soviétique. L'une de ses premières mesures consiste à faire tuer ou exiler ses détracteurs. Trotski est expulsé vers la Turquie.

Staline entame ensuite la dékoulakisation, s'imposant avec l'aide de l'armée contre toute opposition et considérant comme justifiées toutes les sacrifices que doivent consentir les paysans, qui représentent environ 80 % de la population. Il exige d'eux l'obéissance et les menace de sanctions sévères. Au cours de son voyage en train à travers le pays, Nadejda assiste à l'exécution ou à la déportation d'un nombre croissant de paysans, si bien qu'elle tient tête à son mari lors d'une fête animée. Mais Staline ne se laisse pas impressionner par sa femme bruyante et se contente de glisser un cigare allumé sous sa robe. Humiliée par son comportement, elle quitte la fête et, comme son mariage est en crise depuis longtemps, elle se demande si elle ne devrait pas le quitter. Comme ses parents s'opposent à une séparation et que Staline se montre de plus en plus brutal envers elle, Nadejda ne voit d'autre issue que le suicide. Cette perte laisse Staline de marbre. Au contraire, il poursuit l'industrialisation de l'Union soviétique avec de nouveaux projets de grande envergure afin de faire de la Russie une puissance mondiale.

Cependant, Leningrad lui pose problème. Après la publication du testament politique de Lénine, une résistance contre Staline commence à se former dans la ville. Il y envoie Sergueï Kirov afin de rétablir la loyauté nécessaire. Mais Kirov devient rapidement populaire et incarne le nouvel espoir de Leningrad, raison pour laquelle Staline voit en lui un concurrent qu'il faut éliminer. Après l'assassinat réussi, il utilise les procès-spectacles pour mettre en scène un prétendu complot. Il fait assassiner nombre de ses détracteurs et opposants. Mais à peine les purges terminées, il voit de nouveaux complots et concurrents qu'il fait espionner et tuer, peut-être même Trotski.

Lorsque Adolf Hitler procède à l'Anschluss de l'Autriche, Staline prend l'initiative de conclure le pacte de non-agression germano-soviétique. Mais Hitler ne le respecte pas longtemps et lance l'opération Barbarossa en juin 1941. Une fois le choc digéré, Staline prépare la contre-offensive. Pendant la guerre, son fils issu d'un premier mariage, l'officier d'artillerie Iakov Djougachvili, est fait prisonnier par les Allemands. Staline refuse toutefois un échange de prisonniers avec le général Friedrich Paulus. Après la victoire sur l'Allemagne, Staline se retire de plus en plus de la vie publique et ne voit plus que des complots. Jusqu'à la fin de sa vie, il se préoccupe de l'avenir de la Russie. Son seul regret est le suicide de Nadejda. À sa mort, Nikita Khrouchtchev lui succède. Considérant Staline comme le responsable d'atrocités commises en Union soviétique, il entame la déstalinisation.

Fiche technique

Distribution

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI