Stanislao Canovai
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Religieux catholique, professeur d'université, écrivain, historien, mathématicien, astronome |
| A travaillé pour |
Couvent de Scolopi (en) |
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| Ordre religieux |
Stanislao Canovai né le à Florence où il meurt le , est un religieux et savant italien du XVIIIe siècle.
Stanislao Canovai naquit à Florence, le [1]. Il y fit ses premières études chez les pères des écoles pies, et obtint dès l’âge de douze ans d’en prendre l’habit. Transféré à Pise dans le collège de son ordre, il y eut pour maîtres les plus célèbres professeurs de l’université, et se distingua surtout dans les mathématiques, qu’il enseigna ensuite à Cortone et dans le collège de Parme. Reçu membre de l’Académie étrusque de Cortone, il enrichit d’excellentes dissertations les recueils de cette société. L’Académie lui décerna en 1788 le prix fondé par le comte de Durfort, ambassadeur de France en Toscane, pour l’éloge d’Amerigo Vespucci. Le discours du P. Canovai est une de ses plus remarquables productions. Il sut y exposer avec beaucoup d’art ses idées particulières sur les biens et les maux qui sont dérivés de la découverte de l'Amérique, et sur le degré de lumières et de culture littéraire où ce pays peut atteindre. Il soutint, contre l’opinion de Gian Francesco Galeani Napione, de l’Académie des sciences de Turin, que cette découverte est vraiment due à Amerigo Vespucci, qu’il y aborda un an avant Christophe Colomb, et que ce fut encore lui qui fit celle du Brésil, sans s’arroger l’honneur de lui imposer son nom. Il joignit à son discours des pièces justificatives, et entre autres une lettre de Vespuce, qu’il accompagna d’un savant commentaire et d’une liste de mots et de phrases espagnoles de ce temps-là, qui se trouvent dans cette lettre, et qu’il a mieux expliqués qu’on ne l’avait fait avant lui. Galeani Napione a repris depuis ce sujet ; il a donné de nouveaux développements à son opinion dans sa dissertation intitulée della Patria del Colombo, insérée d’abord dans les Mémoires de l’académie de Turin en 1805, et réimprimée, avec des augmentations considérables, et avec deux Lettres sur la découverte du nouveau monde, Florence, 1808, in-8°. Il parut, peu de temps après, un écrit anonyme intitulé : Osservazioni intorno ad una lettera su la scoperta del nuovo mondo, où l’on critiquait durement la deuxième lettre de Napione. Le P. Canovai y était beaucoup loué, et son opinion défendue à toute outrance. Il déclara que ces observations n’étaient pas de lui, mais d’un jeune homme, son élève, qui s’était trop laissé emporter à son zèle. Napione répliqua par une nouvelle dissertation qui a pour titre : del Primo Scopritore del continente del nuovo mondo, e dei più antichi storici che ne scrissero, etc., Florence, 1809, in-8°. Cette réplique paraît démonstrative ; le P. Canovai défendit cependant encore, par deux nouveaux écrits, la cause d’Amerigo Vespucci[1].
Malgré son amour pour les sciences et pour les lettres, il ne cessa de remplir les fonctions du ministère ecclésiastique. La confiance et l’estime qu’il s’y était acquises étaient telles que, se trouvant à Florence lorsque le poète Alfieri y mourut, ce fut lui que cet homme célèbre fit appeler à ses derniers moments. Il revenait de visiter des malades lorsqu’à la nuit tombante, le 17 novembre 1811, il fut frappé d’apoplexie, et mourut peu d’heures après. Sa mort causa dans Florence une consternation générale : ses obsèques furent faites avec pompe ; et, quelque temps après, dans une cérémonie particulière, son oraison funèbre fut prononcée par M. l’abbé J.-B. Manciati, recteur du séminaire.
