Stanislas-Victor Grangent

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Décès
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Nationalité
Stanislas-Victor Grangent
Fonctions
ingénieur en chef des ponts et chaussées du département du Gard
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François Stanislas Victor Grangent, ou Stanislas-Victor Grangent, est ingénieur des ponts et chaussées français né à Pont-Saint-Esprit le , et mort à Nîmes le (à 74 ans).

François Stanislas Victor Grangent est le fils d'Isaac Étienne Grangent, directeur des travaux de la province du Languedoc. Isaac Étienne Grangent a réalisé le pont Galard[1] sur la Loire à Brives-Charensac en 1772-1776, et le pont d'Hérault au lieu-dit le Sigal, entre les communes de Sumène et Saint-André-de-Majencoules, et commencé la réalisation du canal d'Aigues-Mortes à Beaucaire, à partir de 1773.

Il est nommé sous-ingénieur des ponts et chaussées dans la province du Languedoc, sous les ordres de Ducros, inspecteur général, le . Il devient ingénieur ordinaire des ponts et chaussées dans le département de l'Aude en 1791 suivant la lettre adressée par Claude Antoine de Valdec de Lessart, ministre de l'Intérieur. Il est confirmé à ce grade le par brevet conformément aux lois du et sur l'organisation du service des Ponts et Chaussées.

Il est transféré à Mirande, département du Gard, le , puis à Uzès, le 1er prairial an III (), où il a résidé jusqu'au 8 frimaire an VII (), date à laquelle il est nommé ingénieur en chef des ponts et chaussées dans le département du Gard par lettre envoyée par François de Neufchâteau, alors ministre de l'Intérieur. Il a succédé à son frère, Joseph Léonard Grangent, ingénieur des ponts et chaussées du département du Gard, et condamné à mort le 2 thermidor an II () comme fédéraliste[2].

En 1800, il est chargé de la réception de la nouvelle salle de musique de Nîmes.

En tant qu'ingénieur en chef du département du Gard, il va participer au projet de construction du canal de Beaucaire, à partir de 1801 jusqu'à sa mise en service, en 1811[3]. Il a été directeur des travaux construction du palais de justice de Nîmes construit en 1810 suivant les plans et devis de Charles Durand, ingénieur ordinaire des ponts et chaussées[4]. Paulin Talabot est venu dans le Gard pour remplacer l'ingénieur Bouvier après 1828 qui avait dirigé les premiers travaux de la compagnie Perrochel chargée de la construction et de l'entretien du canal. À partir de 1832, Paulin Talabot et Charles Didion se sont retrouvés quand ce dernier est nommé ingénieur ordinaire des ponts et chaussées dans l'arrondissement de Nîmes. Ils vont travailler ensemble sur la construction du chemin de fer d'Alès à Beaucaire[5].

Il est membre de l'Académie du Gard depuis sa recréation en 1804, son vice-président en 1808 et son président en 1810[6].

Il a été conservateur des monuments de Nîmes. Le préfet d'Alphonse et Stanislas-Victor Grangent ont obtenu de Napoléon Ier un décret du pour l'achat des vieilles maisons des arènes de Nîmes et la restauration du monument en attribuant à cet effet la somme de 450 000 francs[7],[8]. Il a dirigé entre 1809 et 1812 la restauration de arènes de Nîmes avec le dégagement des maisons.

Il est transféré avec le même grade à Nevers, département de la Nièvre, le , mais il est rétabli dans le département du Gard le par une ordonnance royale prise le . Il réside alors à Nîmes comme ingénieur des ponts et chaussées de 1re classe.

De l'an VII jusqu'en 1833, Grangent s'est occupé, en accord avec l'académie du Gard à partir du moment où elle a été reconstituée, en 1804, de la Maison Carrée. Ce monument avait été l'église du couvent des Augustins. L'ancienne église a d'abord fait l'objet d'un long échange de courrier entre l'administration départementale et le ministère de l'Intérieur. Finalement, ce n'est qu'en 1816 que la restauration a pu commencer. Grangent a dû se défendre contre le Conseil des bâtiments civils qui n'admettaient pas que la restauration soit faite par un ingénieur et non par un architecte. Ayant eu l'appui du préfet Villers du Terrage et du Conseil général, Grangent a pu continuer. En 1819, il restaure la toiture de la Maison Carrée et l'année suivante il dégage la base du bâtiment[9],[10]. Il a rétabli le stylobate de la Maison Carrée en 1822. Il a fait le dessin de la porte de la Maison Carrée et mis en appel d'offres en 1823. Le , Lemoine, ancien compagnon fixé à Nîmes, s'engage à l'exécuter pour 3 830 francs. La décoration de la porte a été réalisée en bronze sur ordre du ministre de l'Intérieur. La porte est posée le [11]. Un musée y est ouvert le .

Le , il fait la réception du pont suspendu de Remoulins construit par Jules Seguin[12]. Il a aussi réceptionné le pont suspendu de Beaucaire.

Publication

  • Mémoire sur le dessèchement des marais du département du Gard, dans Notice des travaux de l'Académie du Gard , 1807, p. 95-121 (lire en ligne)
  • Description abrégée du département du Gard rédigée en brumaire an VIII, chez B. Farge, Nismes, an VIII républicain (lire en ligne).
  • avec Charles-Étienne Durand (1762-1840) et Simon Durant, Description des monuments antiques du midi de la France, imprimerie de Crapelet, Paris, 1819 (lire en ligne)[13].

Distinction

Reconnaissance

Une rue de Nîmes porte son nom.

Famille Grangent

Notes et références

Annexes

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