Statue de Tara

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Artiste
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Date
8e siècle ap. J.-C.
Lieu de création
Technique
Bronze doré
Statue de Tara
Artiste
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Date
8e siècle ap. J.-C.
Lieu de création
Technique
Bronze doré
Dimensions (H × L)
143 cm × 44 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
No d’inventaire
1830,0612.4
Localisation
British Museum, Londres (Royaume-Uni)

La statue de Tara est une sculpture sri-lankaise en bronze doré du VIIIe siècle. Représentant la bodhisattva Tara, elle est dérobée au roi Sri Vikrama Rajasinha lors de l’annexion de Kandy par les Britanniques au début du XIXe siècle. Sir Robert Brownrigg, gouverneur britannique de Ceylan, la donne au British Museum en 1830.

Le bouddhisme est présent sur l'île du Sri Lanka depuis le troisième siècle avant J.-C. et influence profondément la culture et la gouvernance du royaume d'Anuradhapura. Tara est à l'origine une déesse hindoue mais joue un nouveau rôle dans le bouddhisme, ce qui montre l'interaction entre ses deux religions[1].

La statue de Tara, sans doute vénérée comme une déesse et non simplement comme l'épouse d'un dieu masculin, montre la présence du bouddhisme mahayana à l'époque médiévale, qui autorise l’adoration d'autres figures que Bouddha, contrairement au bouddhisme theravada alors majoritaire dans le pays[2].

Il est probable que la sculpture fut placée à l'origine dans un temple, près d'une statue de son compagnon, le bodhisattva, Avalokiteśvara[3].

Description

La sculpture représente une figure debout d'une divinité féminine moulée en bronze utilisant le procédé de la cire perdue. Elle mesure 143 cm et présente un aspect doré et luxueux. Le haut du corps est nu tandis qu'elle porte un vêtement noué aux hanches avec un ourlet presque jusqu'à la cheville. La main droite de Tara est représentée dans un geste de don et sa main gauche est destinée à tenir une fleur de lotus. La figure porte une haute couronne dominée par un médaillon. Le trou dans la couronne accueillait probablement une pierre précieuse d'une taille conséquente. La statue est le seul exemple du genre de cette taille sous le royaume Anuradhapura qui subsiste[2]. Elle est remarquable non seulement par son apparence mais aussi pour sa fabrication[3]. Une réplique existe au Musée national de Colombo[4].

Découverte et exposition de l'œuvre

Références

Annexes

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