Stephen Van Rensselaer

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Décès
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ManhattanVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Albany Rural Cemetery (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Stephen Van Rensselaer
Fonctions
Grand Master of the Grand Lodge of New York (d)
-
Lieutenant-gouverneur de New York
-
Pierre Van Cortlandt (en)
Jeremiah Van Rensselaer (en)
Membre de l’assemblée de l’État de New York
Membre du Sénat de l'État de New York
Représentant des États-Unis
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
ManhattanVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Albany Rural Cemetery (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université Harvard
Foreign Mission School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Stephen van Rensselaer II (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Catherine Livingston (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Philip S. Van Rensselaer (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Peggy Schuyler (en)
Cornelia Paterson Van Rensselaer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Stephen Van Rensselaer IV (en)
William Paterson Van Rensselaer (en)
Philip Stephen Van Rensselaer (d)
Cortlandt Van Rensselaer (en)
Henry Bell Van Rensselaer (en)
Cornelia Paterson Van Rensselaer (d)
Alexander Van Rensselaer (d)
Euphemia White Van Rensselaer Cruger (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Membre de
signature de Stephen Van Rensselaer
Signature

Stephen Van Rensselaer III est un militaire américain né le à New York et mort le .

Il combattit avec le grade de major-général durant la guerre de 1812. Il fut lieutenant gouverneur de l'État de New York.

Il est le fondateur de l'université technique Rensselaer Polytechnic Institute située à Troy dans l'État de New York.

Le manoir Beverwyck était la demeure ancestrale des Rensselaer.

Van Rensselaer est le fils aîné de Stephen van Rensselaer II (1742–1769), héritier du domaine de Rensselaerswyck, vaste plantation de l’arrière-pays de New York accordée par les États de Hollande à son aïeul Kiliaen van Rensselaer (1586–1643). Sa mère, Catharina Livingston, était une fille de Philip Livingston, qui avait été l'un des signataires de la Déclaration d'indépendance. Sa famille était donc très riche, et la demeure familiale, le manoir Beverwyck, constituait un cadre privilégié ; mais son père mourut en 1769, alors que le jeune Van Rensselaer n'avait encore que cinq ans[1].

Van Rensselaer grandit donc entouré de son grand-père, de sa mère et de l'homme qu'elle avait épousé en 1775, le Rev. Eilardus Westerlo[2] (1738-1790). Après la mort prématurée de Stephen Van Rensselaer, le domaine fut administré par un oncle, Abraham Ten Broeck . Dès son plus jeune âge, Van Rensselaer fut formé à succéder à son père comme propriétaire[1]. Son frère cadet, Philip S. Van Rensselaer (1767–1824), fut plus tard maire d'Albany de 1799 à 1816 puis de 1819 à 1820.

Van Rensselaer s'inscrivit au collège du New Jersey (l'actuelle Princeton) ; cet établissement, menacé par les éclats de la révolution américaine, fut alors transféré à Harvard College, où le jeune homme reçut sa licence ès Arts[3] en 1782[4],[5].

Le rentier

À l'âge de 21 ans, Van Rensselaer prit possession du domaine de Rensselaerswyck, qui s'étendait sur 3 072 km2[6]. Il voulait en tirer un bon profit, mais reculait devant l'idée de vendre des terres[7] : aussi préféra-t-il affermer une multitude de parcelles à des baux modiques ; Van Rensselaer en tira un bénéfice régulier, tout en permettant aux fermiers (il y en eut plus de 80 000[8]) de développer leur exploitation sans la contrainte de rembourser un emprunt[9].

Au Recensement des États de 1790, van Rensselaer possédait encore 15 esclaves[10], mais au moment du Recensement des États de 1830, il n'en avait plus aucun, en conformité avec la loi d'émancipation progressive, selon laquelle tous les esclaves de l’État de New York seraient affranchis avant 1827[11]. Van Rensselaer milita par la suite pour que les Afro-Américains puissent remigrer vers les colonies d'Afrique comme le Liberia, et il occupa les fonctions de vice-président de l'Albany Auxiliary Society et de l'American Colonization Society[12],[13].

En 1791, Van Rensselaer fut l'un des fondateurs de la Bibliothèque publique d'Albany (Albany Public Library), dont il fut l'un des administrateurs[14]. En 1797, il fut l'un des sociétaires de la compagnie routière d'Albany et Schenectady[15].

Carrière politique

Candidat fédéraliste à New York

Siégeant parmi les Fédéralistes, Van Rensselaer fut membre de l'Assemblée de l'État de New York de 1789 à 1791, et du Sénat de l'État de New York de 1791 à 1796.

Il fut élu lieutenant-gouverneur de l'État de New York de 1795 à 1801, en même temps que le gouverneur John Jay. En tant qu'homme politique, Van Rensselaer, par ses prises de position en faveur de l'élargissement du droit de vote et son combat contre les conservateurs de l’État, se fit une réputation de réformateur. En 1801, Van Rensselaer présida l'Assemblée constituante de l’État[16] et fut candidat des Federalistes pour le poste de gouverneur de New York mais perdit contre George Clinton par 20 843 voix contre 24 808[17].

Ardent partisan de la construction d'un canal reliant l'Hudson au lac Érié, il dirigea une commission à cette fin[18] en 1810, qui montra tous les bénéfices de cette infrastructure à l'assemblée en 1811[16]. Van Rensselaer siégea pendant 23 ans à la Commission du Canal Érié (1816–1839), et en fut président pendant 14 ans. En 1821, il fut membre de l'assemblée constituante de l’État de New York[19].

En 1822, il fut porté par suffrage à la Chambre des Représentants, en remplacement de son cousin Solomon, démissionnaire[20],[21]. Il y siégea du 27 février 1822 au 3 mars 1829 ; au cours des trois dernières sessions, il présidait la Commission à l'Agriculture[22],[23].

Rôle aux élections de 1824

En 1825 Van Rensselaer fit basculer l'élection qui porta John Quincy Adams à la présidence. Comme aucun des quatre candidats n'avait obtenu la majorité à l'élection présidentielle de 1824, la Chambre des représentants devait voter pour l'un des trois finalistes : Adams, Andrew Jackson ou William H. Crawford. Les députés votèrent d'abord par états, puis chaque état apportait une voix au candidat qui avait recueilli la majorité des suffrages dans la délégation ; il fallait 13 voix pour gagner l'élection. Van Rensselaer avait envisagé de voter pour Crawford, mais son choix se porta finalement sur Adams, qui obtint ainsi la voix de l’État de New York, et totalisa 13 voix, contre sept à Jackson et quatre à Crawford[24].

Carrière militaire

Notes et références

Liens externes

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