Sterculia pruriens

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Sterculia pruriens
Description de cette image, également commentée ci-après
échantillon type de Sterculia pruriens collecté par Aublet en Guyane
Classification APG III (2009)
Règne Plantae
Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
Clade Noyau des Dicotylédones vraies
Clade Rosidées
Clade Eurosidées II
Ordre Malvales
Famille Sterculiaceae
Genre Sterculia

Espèce

Sterculia pruriens
(Aubl.) K. Schum., 1886[1]

Classification APG III (2009)

Ordre Malvales
Famille Malvaceae
Sous-famille Sterculioideae

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Synonymes

Selon [2] :

  • Ivira pruriens Aubl. - Basionyme
  • Sterculia pruriens var. grandiflora Ducke
  • Sterculia pruriens var. parviflora Ducke

Selon [3] :

  • Clompanus pruriens (Aubl.) Kuntze
  • Ivira pruriens Aublet - Basionyme
  • Sterculia crinita Cav.
  • Sterculia pruriens var. grandiflora Ducke
  • Sterculia pruriens var. pruriens (Aubl.) K.Schum., 1886

Sterculia pruriens est une espèce d'arbre de la famille des Malvaceae (anciennement Sterculiaceae).

En Guyane, on appelle ce grand arbre Mahot-cochon (créole : « cochon » parce que le Pécari à lèvre blanche consomme ses fruits tombés au sol[4]), Ɨwisī (Wayãpi), Vit itaibi purubumna, Pakih amahwa (Palikur), Kobe (Paramaka), Tacacazeiro, Xixé (Portugais)[5],[4], Toutou (Galibi)[6]. Au Guyana, on le connaît sous les noms de Karabipo, Saraurai (Akawaio), Maho (Arawak), Kara (Macushi (ca)), Ranai (Wapishana)[7], Small leaf maho, Smooth leaf maho, Bushcow maho, Real maho (Créole du Guyana), Omose, Maipyuri omoserï (Caribe)[8]. Au Brésil, on le nomme Axixá, Castanha-de-periquito, Capoti, Embira, Envira-quiabo, Ibira, Tacacazeiro, Xixá, Xixá-brava[9].

Taxon infra-spécifique

Sterculia pruriens est un grands arbre haut de 25-30(-35) m, pour un tronc d'environ à 30 cm de diamètre, avec des contreforts peu développés, bas, étalés et épais. Les petits rameaux, branches et jeunes feuilles sont tomenteux-ferrugineux (couvertes de poils bruns et étoilés). L'écorce externe, portant des lenticelles éparses, est de couleur gris-blancheâtre à brun clair, s'exfoliant en plusieurs plaques irrégulières facilement détachables. L'écorce interne (liber) est fibreuse, de couleur rose chair à rouge foncé ou brun orangé, Son bois est blanc[10].

Le bourgeon végétatif terminal est long de 3 à 5 mm, de forme ovoïde, hétérotriches, à épaisse couche de poils courts, entrecoupés de poils plus longs, non luisants. Les stipules sont de forme étroitement elliptique, longs d'environ mm, densément poilu, et caduques. Le pétiole est long d'environ 5 à 16 cm, finement pubescent, pulviné à l'apex. Les feuilles sont simples, alternes, entières (non palmées ou lobées), groupées à l'extrémité des branches, à nervation palmée, à marges entières (les feuilles juvéniles sont parfois 3-palmatilobés avec des sinus modérés à profonds, à base tronquée, à sommet court à longuement acuminé, glabre sur la face adaxiale, pubescent sur la face abaxiale, avec des poils étoilés sessiles à 4 rayons apprimés de longueur ± égale). Le limbes est de forme oblongue-elliptique à elliptique, mesurant 14,5-28 x 6-16 cm, glabre au-dessus (densément pubescent apprimé quand il est jeune), densément pubescents brun rougeâtre avec de petits poils étoilés sur la partie inférieure, à base arrondie, obtuse à tronquée, parfois subcordée, à apex aigu à courtement acuminé, à marges légèrement révolutes. Les nervations tertiaires et d'ordre supérieur sont peu développées et à peine discernable.

Les inflorescences sont des panicules axillaires, lâches, plus ou moins dressés, pubérulents à tomentelleux, longs de 8,5 à 17(25) cm, et comportant plus de 10 fleurs. Inflorescences plus ou moins dressées, lâches, de 8,5 à 17(25) cm de long, finement pubescentes brun rougeâtre, se dressant avec la croissance de feuilles plus récentes et plus petites (environ 6,5 à 9,5 x 35 à 5 cm),

Les fleurs sont zygomorphes, de couleur jaunâtres, unisexuées, avec des fleurs mâles et femelles présentes dans l'inflorescence. Le calice est long d'environ 12 mm, campanulé à 5 lobes étalés, de forme lancéolée à ovale, mesurant 8-10 x 3-4 mm, de couleur verte ou jaune à l'extérieur, rouge rosé à l'intérieur (les fleurs plus âgées devenant entièrement rouge). Il est densément étoilé-pubescent à l'extérieur, et étoilé- glanduleux-pubescent à l'intérieur , avec de courts poils vermiformes cellulaires sous l'appendice du calice et l'anneau avec des papilles autour de la gorge du calice. Les pétales sont absents. Les fleurs mâles portent un groupe irrégulier d'anthères sessiles au sommet du long tube staminal. Les fleurs femelles portent sur le gynophore 5 carpelles libres devenant ligneux par la suite.

Les fruits sont des follicules, à déhiscence ventrale, à bec acuminé, oblique sur environ 0,3 cm, mesurant (2,6 x 2,1 x 1,7-)4 x 3,3 x 2,5(−7 x 5,5 x 4,5) cm, avec un stipe long de 0,7-2,3 cm, pour (0,3-)0,5(−0,7) cm d'épaisseur, tomenteux velouté, ridés, de couleur vert rougeâtre à vert jaunâtre. Le gynophore est long de cm. Chaque follicule contient 1(2) graine(s) blanche(s), de 2-3 cm de diamètre, enchâssée(s) dans des poils épineux jaune doré[11], [12], [13], [14], [8], [5].

Sterculia pruriens compte une variété :

Répartition

Sterculia pruriens est présent au Venezuela (Delta Amacuro, Bolívar, Amazonas, Mérida, Miranda), au Guyana, au Suriname, en Guyane, en Équateur, au Pérou, et au Brésil[13].

Écologie

Sterculia pruriens est un grand arbre commun dans les forêts pluviales, marécageuses et autour des cours d'eau[14], commun dans les forêts anciennes de Guyane[4]. Il pousse au Venezuela dans les forêts sempervirentes de plaine, forêts galeries, 100–300 m[13] Il est très commun dans les forêts pluviales, marécageuses, les berges des cours d'eau, les pentes boisées et les forêts de savane des Guyanes[14].

En Guyane, Sterculia pruriens pousse dans les forêts de terre ferme (non inondées), fleurit en septembre, octobre, novembre, et fructifie en novembre[5]. Sterculia pruriens fleurit principalement de novembre à février, et fructifie vers mars au Suriname. Il est commun dans les forêts mixtes et secondaires du nord-ouest du Guyana[11].

Les graines sont disséminées par les rongeurs et les singes[14].

L'ouverture liée à une coupe sélective a favorisé sa croissance en diamètre dans une station expérimentale du Pará (Brésil)[15].

On a étudié les effets de la litière d'une plantation forestière de Sterculia pruriens sur les vers de terre et la microflore du sol[16].

Utilisations

Bois de Sterculia Pruriens.

Le bois de cet arbre est recommandé pour de nombreux usages : intérieur de contreplaqué, face ou contreface de contreplaqué, panneaux de fibre ou de particules, panneau latté, menuiserie intérieure, emballage-caisserie, excellente pâte à papier, coffrage, lambris, charpente légère, meuble courant ou éléments, placage tranché, parquet, sièges, cercueils[17],[18], charbon de bois et de bois de chauffe[9].

Ses fruits peuvent être utilisés pour nourrir la faune. On peut aussi l'employer pour faire des haies[9].

Les fibres de l'écorce sont d'une grande résistance (comme les autres Mahots)[19] et peuvent être utilisées pour fabriquer des cordes[20],[21]. Au Guyana, presque toutes les communautés amérindiennes tressent puis commercialisent des paniers de charge, à partir des racines aériennes de Sterculia pruriens var. pruriens, avec des sangles de portage de tête faite à partir de lanières d'écorce[8].

La cendre de son bois mélangée à du tabac est prisée pour soigner les gros rhumes[7], notamment chez les créoles de Guyane. Ses feuilles sont réputées avoir des vertus magiques pour faciliter à la chasse au daguet rouge chez les Palikurs[4]. En Colombie, les Taiwano utilisent la cendre des feuilles mélangée à de la graisse ou de l'huile comme onguent capillaire lorsque le cuir chevelu présente des plaies ou des boutons infectés (10) [7].


Notons que plusieurs espèces de Sterculia contiennent de la caféine dans les feuilles et les graines[7].

Protologue

Notes et références

Voir aussi

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