Style Oribe
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Le style Oribe (en japonais 織部焼 : Oribe-yaki) est un type de céramique japonaise, dont le nom est dérivé de Furuta Oribe. Habituellement de couleur bleue ou verte, le style est apparu durant les ères Keichō et Genna au Japon (1596-1624)[1],[2]. Connues comme étant souvent de type asymétrique, ces céramiques de grès, au glaçage librement réparti, sont souvent polychromes et de couleur sombre. Ce genre de techniques étaient courantes dans les objets Raku de l'époque. Les formes déformées, courantes, étaient obtenues à partir du moulage technique (opposé au travail de tour de potier)[3]. Le style Oribe est très populaire au Japon[4].
Origines
La cérémonie du thé est en pleine révolution et voit de nombreux changements durant les débuts de l'époque Edo (1615-1868), mais également durant la fin de l'époque Momoyama (1573-1615). L'un des grands maîtres du thé, Furita Oribe, plus connu sous le nom de Furuta Shigenari (1544-1615), a véritablement changé en profondeur les ustensiles, rituels, et céramiques utilisés dans la cérémonie du thé[5].
La technique s'améliorant, la céramique Oribe apparaît et devient de plus en plus utilisée dans les cérémonies du thé, remplaçant progressivement les anciens ustensiles[6].

Controverses sur l'influence de Furuta Shigenari
Les nombreux chercheurs sont en désaccord sur l'influence qu'aurait eu Furuta Oribe sur le style Oribe. Certains n'hésitent pas à lui donner la paternité du style ainsi que sa direction[7] tandis que d'autres, pour les plus extrêmes, ne reconnaissent en rien son influence, voire affirment que le style ne date pas de la même époque que le maître de la cérémonie du thé[7]. Pour d'autres il s'agit simplement d'une coïncidence historique qui aurait amené des contemporains à nommer ainsi le style. On suppose ainsi que le style est apparu à Kyoto, lieu où résidait le sage japonais[8],[9].
Controverses sur les limites du style
D'autres controverses, au-delà de porter sur l'influence de celui qui a donné son nom au style, portent également sur ses limites. Des désaccords existent sur ses caractéristiques, sur ses limites chronologiques, même si sur ce point les divergences sont moins nombreuses[7],[10]. Ainsi la classification du style n'est pas très précise et de nombreuses œuvres sont considérées comme des objets de style Oribe que d'autres experts ne reconnaîtront jamais comme telles[11].
Renaissance
Le XXe siècle voit deux artistes notables faire redécouvrir le style Oribe, de manière plus poussé, au Japon, par la création du néo-Oribe. Ainsi Yasuo Tamaoki (né en 1941) et Osamu Suzuki (né en 1934) en sont les têtes de file[12].


