Stylo gel
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Un stylo gel est un stylo qui emploie une matière colorante constituée de pigments en suspension dans un véhicule gélifié et aqueux[1]. En raison de sa consistance pâteuse et de son opacité, ladite encre offre une plus grande visibilité sur les supports lisses, comparativement aux encres usuelles des stylos à bille ou des feutres à pointe poreuse. Cette particularité le rend propre à une pluralité d’usages graphiques, tant pour l’écriture manuscrite que pour le tracé d’illustrations.
La conception intrinsèque d'un stylo gel se révèle analogue à celle d'un stylo à bille plus classique : un fût — ou corps — enclavant le dispositif scripteur et un couvercle — ou capuchon — y afférent, ainsi qu'un réceptacle à l'encre. À l'extrémité du conduit encrier est aménagé un « suiveur » ou piston tampographe, constitué d'un excipient gélatineux plus visqueux et usuellement pellucide, lequel talonne l'encre à base aqueuse. Ce suiveur prévient essentiellement les écoulements et les refoulements de l'encre.
Les corps de stylographes se déclinent en une multitude de formats et d’apparences, certains étant munis de préhensions en caoutchouc ou en matière plastique. La dimension de la plume ou de la pointe, quant à elle, peut osciller entre des extrêmes fort éloignés : de 0,18 millimètre environ, jusqu’à 1,5 millimètre.
Les premiers stylos à gel ont été conçus et fabriqués par la société nippone Sakura Color Products Corporation, établie à Osaka[2]. Le premier exemplaire commercialisé apparut en 1984 sous la dénomination Ball Sign 280, diffusé par cette même firme sur le territoire japonais. L’introduction de ces artefacts sur le marché états-unien intervint à la fin de la décennie 1980 avec le modèle Gelly Roll. Ultérieurement, la marque Crayola entreprit la fabrication de stylos au fût plus épais, spécifiquement destinés à un jeune public. Les encres employées renfermaient des particules scintillantes métalliques ainsi que des colorants fluorescents, des caractéristiques qui trouvèrent faveur auprès des artistes en raison de la maniabilité de l’outil et de la régularité du flux d’encre[3].
Le bureau du shérif du comté de Door a émis une recommandation préconisant l'usage de stylographiques à encre gélifiée pour la rédaction des chèques, attendu que cette substance indélébile oppose une résistance supérieure aux manœuvres de grattage ou d'effacement, comparativement aux encres liquides des instruments scripteurs ordinaires[1].