Stèle de Kaleshin

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La stèle de Kaleshin (également transcrit Kelišin, Kelishin, Kel-i-Schin, Kel-i-chin, کله‌شین en persan) est une stèle monumentale de l'ancienne civilisation d'Urartu, près de la frontière actuelle de l'Iran et de l'Irak.

Stèle de Kaleshin, illustration pour l'Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique de Gaston Maspero, édition anglaise, 1903.

Kaleshin signifie la « pierre bleue » ou « stèle bleue » en kurde, « kel » désignant habituellement une stèle funéraire. Elle se trouve sur le défilé du même nom, à 2 981 m d'altitude, sur la route d'Oshnaviyeh (province d'Azerbaïdjan occidental, Iran) à Rawanduz (province d'Erbil, Irak) qui était, dans l'Antiquité, une voie de passage fréquentée entre la haute Mésopotamie et le plateau iranien. Un autre col de la région portait le même nom mais la stèle qui s'y trouvait a été détruite[1]. La stèle subsistante se présente comme un bloc taillé de diorite, roche volcanique de couleur bleu sombre, portant une inscription bilingue en assyrien et urartéen. Elle commémore l'acquisition de la ville de Musasir par Ishpuhini, roi d'Urartu, et son fils Menua, ainsi que le pèlerinage de ces deux rois à Musasir en 810 av. J.-C. afin de rendre hommage au dieu Haldi. C'est la première inscription qui fonde la monarchie urartéenne sur une base religieuse ; Haldi restera le grand dieu de la dynastie jusqu'au sac de Musasir par le roi assyrien Sargon II en 714 av. J.-C.[2].

Découverte

Notes et références

Sources et bibliographie

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