Stéphane Taponier

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Naissance (62 ans)
Marseille
Nationalitéfrançaise
Fonction principalejournaliste, reporter d'image pour la chaîne France 3
Stéphane Taponier
Naissance (62 ans)
Marseille
Nationalité française
Médias actuels
Fonction principale journaliste, reporter d'image pour la chaîne France 3
Historique
Télévision France Télévisions

Stéphane Taponier, né le à Marseille[1], est un journaliste reporter d'images français[2] pour la chaîne France 3, enlevé le en Afghanistan et libéré le [3].

Il est l'arrière-petit-fils de l'ancien maire de Marseille Henri Tasso[réf. nécessaire].

C’est à Marseille, dans l’établissement catholique Lacordaire (1973 à 1977), que Stéphane Taponier passe ses années de collège.

Il couvre différents conflits en Irak, au Liban, en Palestine, au Pakistan, au Congo, en Côte d'Ivoire

Il co-réalise le documentaire Viols d'enfants : la fin du silence ?, diffusé en 2000.

En 2000, il tourne en Afghanistan dans la région du Pandjchir et suit le commandant Massoud qui a combattu l'occupation soviétique puis le régime des Talibans[4].

Enlèvement et négociations

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier travaillaient tous deux comme journalistes pour le magazine Pièces à conviction de France 3 pour réaliser un reportage en Afghanistan. Ils ont été enlevés le 30 décembre 2009. L'enlèvement des journalistes et de leurs trois accompagnateurs afghans a eu lieu sur une route de la province de Kapisa (Est). Ils sont enlevés par un groupe taliban armé sous les ordres d'un commandant de la province de Kâpîssâ qui avait participé à l'embuscade d'Uzbin selon la DGSE[5]. D'après un discours fait lors de leur arrivée le 547e jour, ils auraient été « vendus » à un checkpoint pour être récupérés un kilomètre plus loin. Ils ont aussi précisé que les ravisseurs avaient ordre de tirer si la voiture ne s'arrêtait pas un kilomètre après le checkpoint.

Les deux journalistes étaient sans escorte afin de pouvoir interroger des habitants de la région. Les militaires français en Afghanistan qui sont majoritairement déployés dans la province de Kapisa bouclent la frontière de celle-ci avec le Pakistan afin d'empêcher toute exfiltration[6]. Ils sont d'abord localisés par des Forces spéciales américaines qui n'interviennent pas jugeant l'opération trop risquée. Ils sont à nouveau localisés par les troupes françaises peu après mais sont constamment déplacés à pied par leurs ravisseurs. Commence alors une période de recherche de négociateurs fiables et de négociations menée par la DGSE[7], la multiplicité des groupes (Hezb-e-Islami, le parti islamique, talibans, groupes mafieux) rendant celle-ci très difficile[8]. Fin une libération semble imminente, le président Nicolas Sarkozy appelle même la compagne d'un des otages pour annoncer sa libération mais celle-ci ne se fait pas[7]. Une vidéo des otages a été réalisée par leurs ravisseurs, pour demander la libération de prisonniers talibans en échange de leur remise en liberté. Après une longue période de silence, les talibans disent le avoir enlevé les journalistes parce qu'ils se livraient à de l'espionnage et accusent le gouvernement d'ignorer leurs exigences[9].

Ils ont été libérés le [10] après 547 jours de captivité. Le gouvernement nie avoir payé une rançon mais plusieurs experts affirment le contraire et évoquent l'utilisation de fonds spéciaux[11].

Soutiens

Polémique

Notes et références

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