Stéphen Alexis
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Stéphen Mesmin Alexis (1889-1962), diplomate, enseignant, historien, journaliste et écrivain haïtien, né aux Gonaïves le .
Il se marie avec Lydia Noñez, née à Saint-Marc en Haïti. Ils auront une fille Alta Alexis et un fils, Jacques Stéphen Alexis, né en 1922, qui deviendra médecin neurologue et écrivain.
Stéphen Alexis est mort en exil sous le régime de François Duvalier le à Caracas au Venezuela.
Stéphen Alexis collabore à plusieurs journaux, "Le Matin" dès 1908, dont il deviendra le rédacteur en chef. Il dirige le périodique "L'Artibonite", publié aux Gonaives et écrit pour "La Presse" et dans "Haïti Miroir".
Partisan du patriote, le Dr Rosalvo Bobo, au moment de l’invasion et de l’occupation d’Haïti par les États-Unis, en 1915 il est emprisonné par le Président Vilbrun Guillaume Sam avec son ami guadeloupéen Auguste Guercy dont il partage la cellule. Lors d’une tuerie perpétrée au sein de la prison, tentant de s’enfuir pendant le massacre, ils sont abattus par la soldatesque en escaladant le mur d’enceinte, une rafale frappe son ami tandis que Stephen Alexis blessé au cou par une baïonnette fait le mort et garde la vie sauve en se cachant sous les cadavres, tandis qu’on achève les moribonds.
Diplomate
En 1926, il est nommé consul général à Anvers en Belgique et l'année suivante, il est chargé d'affaires à Bruxelles. Stéphen Alexis est nommé conservateur du Musée national de 1938 à 1941 et chef de la section des Relations extérieures. Il est nommé délégué permanent à l'ONU en février 1948. L'année suivante, il est nommé représentant d'Haïti à la Commission intérimaire des Nations unies. Il se présente en tant qu'ambassadeur et envoyé extraordinaire à la prestation de serment du président Arturo Frondizi en Argentine, sous la présidence de François Duvalier[1].