Substitutions routières en Île-de-France
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Les substitutions routières en Île-de-France sont l'ensemble des lignes de bus exploitées en remplacement du tramway et du train en Île-de-France.
| Substitutions routières en Île-en-France | ||
Logo du réseau de bus d'Île-de-France. | ||
Autobus de la ligne RER A en Gare de Nogent-sur-Marne. | ||
| Situation | Île-de-France | |
|---|---|---|
| Type | Autobus | |
| Exploitant | Divers | |
| Réseaux connexes | ||
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Histoire
Par manque de rentabilité, certaines dessertes ferroviaires ont été abandonnées par la SNCF. Certaines ont été fermées sans offre de substitution, d'autres ont vu leur tracé repris par des transporteurs locaux (ligne PC de la RATP en remplacement de l'offre ferroviaire de la petite ceinture) et pour certains cas c'est la SNCF qui a continué à fournir des services par bus.
Toujours par contraintes budgétaires, certaines lignes du réseau Transilien ont vu leurs offres nocturnes assurés par cars.
Avec l'ouverture à concurrence des transports en commun en Île-de-France commencée début 2021, la région Île-de-France a repris la gestion de la totalité des lignes de car et bus de la région pour créer 49 réseaux locaux afin de pouvoir mettre au concours leur exploitation sous forme de contrats de délégation de service public. Par conséquent, les dernières lignes régulières de la SNCF ont disparu lors de leur transfert aux nouveaux exploitants. Certaines continuent d'exister sous une nouvelles numérotation.
Seuls les courses de remplacement lors de chantiers sont toujours de la responsabilité de SNCF Voyageur. Le processus d'ouverture à la concurrence étant mis en place pour tous les moyens de transports, Ces services SNCF diminuent au rythme des reprises de lignes par les nouveaux opérateurs, la gestion des substitution leur étant aussi transmise.
Réseau actuel
Service Caméléon
Pour chacune des lignes du tramway d'Île-de-France exploitées par la RATP (T1, T2, T3a, T3b, T5, T6, T7 et T8), un service de bus de remplacement nommé Caméléon peut être déployé en cas d'avaries provoquant un arrêt d'exploitation de 1 h ou plus sur une ligne, le tout dans un délai moyen de 45 minutes (préparation et déploiement des véhicules et des machinistes-receveurs) à la suite d'une panne ou d'un incident[1].
Il suit le même parcours que la ligne concernée par la fermeture, en s’arrêtant aux mêmes arrêts ou le cas échéant aux arrêts les plus proches de la station, et peut être segmenté en cas de fermeture partielle de la ligne[1].
Chaque ligne est identifiée par un logo en forme de caméléon reprenant la couleur de la ligne de tramway concerné sur un fond vert foncé[1]. Elles sont identifiées par un numéro de ligne interne à trois chiffres commençant par 73.
| Ligne | Code interne | Ligne de tramway substituée | Matériel roulant | Centre-bus |
|---|---|---|---|---|
| Caméléon T1 | 731 | Ligne 1 | Citelis 18 Urbanway 18 hybride Citaro G C2 Urbanway 18 GNV Citelis 12 GX 337 Hybride | Les Pavillons Aubervilliers Flandre Pleyel Charlebourg |
| Caméléon T2 | 732 | Ligne 2 | Citelis 12 Lion's City Hybride Urbanway 18 Hybride | Point du Jour Nanterre Charlebourg Asnières Saint-Denis - Gonesse Pleyel |
| Caméléon T3a | 733 | Ligne 3a | Citelis Line GX 337 Hybride Bluebus SE Urbanway 12 Hybride | Point du Jour Ivry Lagny |
| Caméléon T3b | 734 | Ligne 3b | Bluebus SE Lion's City Lion's City Hybride Lion's City G Urbanway 12 Hybride Urbanway 18 hybride | Lagny Belliard Aubervilliers |
| Caméléon T5 | 735 | Ligne 5 | Lion's City | Saint-Denis - Gonesse |
| Caméléon T6 | 736 | Ligne 6 | Citaro C2 Citaro Facelift | Fontenay |
| Caméléon T7 | 737 | Ligne 7 | Lion's City | Thiais |
| Caméléon T8 | 738 | Ligne 8 | Lion's City | Saint-Denis - Gonesse |
Substitutions routières SNCF
SNCF Voyageurs n'exploite plus de ligne d'autobus régulières en région Île-de-France. Seul les services de remplacement des lignes de RER (parties SNCF) et des Transilien lors d'interruptions ferroviaires (par exemple lors de travaux) sont encore sous sa responsabilité. Ces services sont soit réalisés avec des véhicules appartenant à la SNCF ou sous-traités, le plus souvent par Keolis.
- Bus de remplacement SNCF en livrée neutre dans la gare routière de Saint-Germain-en-Laye. Celui-ci s'apprête à remplacer le RER A.
- Les véhicules sont acquis d'occasion et conservent parfois leurs anciennes livrées comme cet ancien bus du réseau Lignes d'Azur de Nice alors aussi engagé pour le RER A.
Avec l'ouverture à concurrence des transports en commun en Île-de-France, au gré des nouveaux contrats d'exploitation signés avec les nouveaux prestataires, ceux-ci seront tant responsable de l'offre ferroviaire que de la mise en place des bus de substitution. Le réseau disparaîtra de facto lorsque la dernière ligne exploitée de gré à gré par la SNCF sera reprise par son nouvel opérateur (horizon 2040[2]). Bien que certains lots (tel que le ligne L du Transilien) puissent être remportés par SNCF Voyageurs, ce sera une filiale spécifique par lot qui sera mise en place, gérant chacune les bus ou moyens lui étant contractuellement mis à disposition par île-de-Fance Mobilités.
Anciennes lignes et réseaux
Castor

Castor est le nom commercial de la ligne 652 du réseau RATP. C'est une ligne de bus qui relie « Invalides Métro RER » à « Gare d'Austerlitz Métro RER », durant les « Grands Travaux Castor », chaque été depuis et jusqu'en 2017, imposant une interruption complète de trafic sur le tronçon du RER C : Invalides ↔ Austerlitz. Elle fonctionne tous les jours même en soirée durant la durée de ces travaux (un mois en 2011, du au [3]) avec un bus toutes les cinq minutes aux heures de pointe et tous les quarts d'heure aux heures creuses.
La ligne dessert l'Hôtel des Invalides, le musée d'Orsay, l'Assemblée nationale, l'ancien Palais de Justice (près de Saint-Michel) et le Muséum national d'histoire naturelle à partir des arrêts suivants :
- Sens Invalides vers Austerlitz : Solférino → Cluny → Gare d'Austerlitz ;
- Sens Austerlitz vers Invalides : Saint-Michel → Musée d'Orsay → Esplanade des Invalides.
Pendant l'été 2014 uniquement, c'est Keolis qui gère l'exploitation de la ligne pour le compte de la SNCF. Des bus issus des réseaux STA, CIF et STAR sont utilisés pour le service.
Navette Pereire - Pont Cardinet
Créée le en remplacement de la liaison ferrée Pereire - Pont-Cardinet[4], cette navette exploitée par SNCF Transilien relie la gare de Pereire - Levallois à celle de Pont-Cardinet et dessert le 17e arrondissement de Paris, à l'aide d'autobus offrant 47 places dont 17 assises, et accessibles aux personnes à mobilité réduite[5] depuis la fin des années 2000. Depuis le , elle dessert huit arrêts et fonctionne du lundi au samedi de 7 h 30 à 20 h 30, à raison d'un bus toutes les dix minutes et de 9 h 30 à 20 h 30, les dimanches et jours fériés, à raison d'un bus toutes les vingt minutes[6],[7].

Avant le , la navette Pereire - Pont-Cardinet ne desservait qu'un arrêt intermédiaire situé à la Porte d'Asnières, créé en , afin de favoriser l'accès des habitants du quartier Pereire - Porte d'Asnières - Pont Cardinet aux gares SNCF Transilien[5]. Elle fonctionnait de 6 h 20 à 20 h 50 du lundi au vendredi, à raison d'un bus toutes les cinq minutes de 7 h 25 à 9 h 25 et de 16 h 5 à 19 h 0 et d'un bus toutes les dix minutes de 6 h 20 à 7 h 20, de 9 h 35 à 16 h 0 et de 19 h 10 à 20 h 50. Elle fonctionnait les samedis de 7 h 30 à 20 h 50 à raison d'un bus toutes les dix minutes toute la journée, et les dimanches et jours fériés de 9 h 30 à 20 h 50 à raison d'un bus tous les quarts d'heure toute la journée. La desserte s'effectuait selon le circuit suivant : Pereire - Levallois → Porte d'Asnières → Pont-Cardinet → Pereire - Levallois, et ainsi de suite.
La ligne est supprimée le et remplacée par la ligne 163 du réseau de bus RATP, allongée depuis le [8] entre la porte de Champerret et la gare de Pont-Cardinet. La ligne rejoint le réseau de bus La Défense - Saint Cloud (DSP 41) le 1er mai 2026.
Desserte de Port-Villez et de Ménerville

Le , à la suite du cadencement de la ligne J du Transilien, la desserte ferroviaire des gares de Port-Villez (5 voyageurs par jour) et de Ménerville (10 voyageurs par jour), dont la longueur des quais ne permettait plus la desserte par les nouveaux trains TER mis en circulation également le par la région Haute-Normandie, a été supprimée. Elles sont alors desservies par un service de minibus assurant des correspondances avec des trains TER, respectivement à Bonnières et Rosny-sur-Seine[9].
En 2021, les horaires de ces deux lignes sont a priori introuvables ni sur le site internet de Transilien, ni sur celui d'Île-de-France Mobilités. Toutefois, les deux anciennes gares sont desservies par d'autres lignes de bus régionales, n'isolant alors pas les villages malgré l'arrêt des navettes.
Réseau Transilien
La SNCF assure l'exploitation de lignes d'autobus ou d'autocar chargées de remplacer les trains SNCF, à la suite de fermetures de gares, de lignes ou portions de lignes ou afin de faire face à un arrêt prématuré dans la journée ou en soirée de l'exploitation ferroviaire d'une portion de ligne.
Dans certains cas, ces substitutions routières sont assurées de façon permanente.
Avec l'ouverture à concurrence des transports en commun en Île-de-France, l'ensemble des lignes ont été inclues dans les différents réseaux nouvellement créés et renumérotés, ne laissant aucune trace de leur ancienne exploitation ferroviaire.
Ligne de bus Transilien P - Coulommiers - La Ferté-Gaucher

Depuis 2003, à la suite de problèmes techniques[10] et logistiques du matériel roulant SNCF, la section Coulommiers - La Ferté-Gaucher de la Ligne P du Transilien est assurée par des autocars bleus Transilien.
Le , le service est intégré au réseau de bus Brie et 2 Morin opéré par Transdev Brie et Deux Morins, puis renumérotée ligne 2405 le [11].
Réseau de soirée
Lignes Corbeil-Essonnes - La Ferté-Alais / Melun
Sur la Ligne D du RER d'Île-de-France, après les heures de pointe de soirée, l'offre de transport évolue sur les branches de Melun via Corbeil et Malesherbes :
- Après 21 h du lundi au samedi ou 20 h les dimanches et fêtes (heure à Corbeil), la branche Corbeil-Essonnes – Melun n'est plus desservie par les trains, un service de substitution par autocar est mis en place à travers deux lignes : la ligne 500[12] entre Corbeil, Saint-Fargeau et Melun à raison de quatre allers-retours par soir et la ligne 502[13] entre Corbeil et Le Coudray à raison de quatre allers-retours par soir ;
- Après 22 h 30 (heure à Corbeil), la branche Corbeil-Essonnes – Malesherbes n'est plus desservie par les trains, un service de substitution par autocar est mis en place uniquement entre Corbeil-Essonnes et La Ferté-Alais : la ligne 501[14] à raison de trois allers-retours par soir.
Ces services de substitution ont rejoint le réseau de bus Évry Centre Essonne au dans le cadre de l'ouverture à la concurrence des transports en commun en Île-de-France. Le 6 janvier 2025 elles sont renumérotées respectivement 4250 et 4251.
Ligne Mantes-la-Jolie - Les Mureaux - Conflans-Saint-Honorine
Le dernier train de la ligne J du Transilien de bout en bout part à 20 h 51 du lundi au vendredi sauf les jours fériés, et à 20 h 53 les samedis, dimanches et jours fériés, depuis Mantes-la-Jolie. Dans l'autre sens, le dernier train à circuler depuis Paris-Saint-Lazare part à 22 h 21 du lundi au vendredi sauf les jours fériés et à 22 h 12 les samedis, dimanches et jours fériés. En 2022, c'est la société RATP Cap Mantois qui assure le service[15].
Ensuite, jusqu'à la fin de service, des autocars prennent le relais sur les parcours suivants, en coupant le parcours Mantes - Conflans en deux sections (pour ne pas trop allonger les temps de parcours des gares situées entre Meulan et Mantes) :
- Mantes - Les Mureaux, avec desserte des gares de Mantes-Station, Limay, Issou, Gargenville, Juziers, Meulan (correspondance aux Mureaux de ou vers Paris-Saint-Lazare avec les trains de la ligne Paris-Saint-Lazare - Mantes-la-Jolie via Poissy) ;
- Les Mureaux - Conflans-Sainte-Honorine, avec desserte des gares de Thun-le-Paradis, Vaux-sur-Seine, Triel, Chanteloup-les-Vignes, Andrésy, Maurecourt, Conflans-Fin-d'Oise (correspondance à Conflans-Sainte-Honorine de ou vers Paris-Saint-Lazare et aux Mureaux de ou vers Mantes-la-Jolie).
Autrefois appelée ligne "
Extrême Soirée"[16], la ligne est inclue dans le réseau de bus du Mantois en 2021 puis renumérotée en 5441 le 1er septembre 2025[17].
Seule la gare de Triel-sur-Seine est desservie par le réseau Noctilien (ligne N151, Paris-Saint-Lazare – Mantes-La-Jolie).
Réseau de nuit

La nuit, la SNCF assurait l'exploitation, bien qu'elle en déléguait à des autocaristes, d'une partie des lignes du réseau de bus d'Île-de-France dénommé « Noctilien », fonctionnant toutes les nuits de l'année entre 0 h 30 et 5 h 30 du matin : les Lignes de bus Noctilien de N100 à N199 qui desservent la desserte de la grande banlieue à l'aide d'autocars assurant des dessertes directs ou semi-directs.
Dans le cadre de l'ouverture à la concurrence des transports en commun en Île-de-France les lignes ont été progressivement intégrées entre 2021 et 2024 aux différents contrats de délégation de service public et sont opérées par les transporteurs directement pour le compte d'Île-de-France Mobilités. En revanche, les lignes N122 et N153 sont restées exploitées par la RATP là encore en déléguant l'exploitation à des autocaristes jusqu'à la dissolution du réseau RATP en 2025. Depuis, elles ont le même statut que le reste du réseau Noctilien et ont aussi été inclues dans de nouveaux contrats de délégation de service public.
Matériel roulant
Tarification et financement

La tarification des lignes d'autobus d'Île-de-France est unifiée et accessible avec les mêmes abonnements. Un ticket « bus-tram », qui remplace le ticket t+ au [18], permet un trajet simple quelle que soit la distance, avec une ou plusieurs correspondances possibles avec les autres lignes de bus et de tramway pendant une durée maximale de 1 h 30 entre la première et dernière validation. En revanche, un ticket validé dans un bus ne permet pas d'emprunter le métro, ni le Transilien et le RER.
Les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, Île-de-France Mobilités, présidée depuis 2005 par le président du conseil régional d'Île-de-France et composé d'élus locaux. Elle définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle aux transporteurs de la région grâce au versement mobilité payé par les entreprises et aux contributions des collectivités publiques[19].