Sueur noire
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Sid Ali Mazif
| Titre original | العَرَق الأسود |
|---|---|
| Réalisation | Sid Ali Mazif |
| Scénario |
Hamid Abdallah Sid Ali Mazif |
| Sociétés de production | ONCIC |
| Pays de production |
|
| Durée | 100 minutes |
| Sortie | 1971 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Sueur noire (en arabe : « العَرَق الأسود ») est un film algérien réalisé par Sid Ali Mazif et tourné au début des années 1970. Le film traite de la condition ouvrière et de la répression d'une grève de mineurs sous le régime colonial[1].
En 1954, à Ouenza, important village minier du nord-est algérien, une minorité d’Européens colons domine et exploite des milliers d’ouvriers algériens. Dans ce contexte marqué par l’injustice sociale et la ségrégation, Amine Boularès, jeune étudiant arbitrairement exclu du collège, est contraint de travailler à la mine.
Confronté à la dure réalité du monde ouvrier, il découvre la misère, la division entre travailleurs et le paternalisme des techniciens français. Sa rencontre avec Idir, militant engagé et courageux, éveille en lui une conscience nouvelle. Ensemble, ils s’opposent aux manœuvres d’une direction coloniale menée par Borsocq, ancien administrateur militaire, et dénoncent la corruption syndicale.
Lorsque la grève générale éclate, la répression est brutale. Mais au cœur de cette épreuve, les mineurs prennent conscience de leur identité nationale et de la nécessité d’unir leur lutte à celle du peuple algérien pour la liberté et la révolution[2].
Fiche technique
- Réalisation : Sid Ali Mazif[3]
- Scénario : Hamid Abdallah et Sid Ali Mazif[3]
- Titre original : العَرَق الأسود[1]
- Pays : Algérie[2]
- Durée : 100 minutes[1]
- Année : 1971[4]
Distribution
Thèmes
Production et contexte
Sueur noire est le premier long métrage de Sid Ali Mazif, réalisé dans le contexte des premières années du cinéma national algérien où l'État et plusieurs structures culturelles favorisaient les récits sociaux et historiques. Il a été initialement tourné en 16 mm puis porté en 35 mm pour certaines diffusions[5].
Hommages et projections récentes
- À la suite du décès du réalisateur Sid Ali Mazif en mai 2023, plusieurs hommages et mentions de son œuvre — dont Sueur noire — ont été publiés par la presse algérienne et des structures cinématographiques locales[6],[7].
- En 2018, la Cinémathèque algérienne a organisé des évocations du travail de Sid Ali Mazif et de sa filmographie, mentionnant la conservation et la valorisation de ses films[8].
- Des programmations de festivals ou de cinémathèques locales ont cité Sueur noire lors de rétrospectives sur le cinéma algérien classique[7].