Suivants d'Horus
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| Suivants d'Horus | ||||||
| Divinité égyptienne | ||||||
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| Caractéristiques | ||||||
| Autre(s) nom(s) | Shemsou-Hor | |||||
| Nom en hiéroglyphes | ||||||
| Translittération Hannig | Šmsw-Hr | |||||
| Représentation | Hommes-chacals et hommes-faucon | |||||
| Associé(s) | Horus et Anubis ou Horus et Oupouaout | |||||
| Région de culte | Égypte antique | |||||
| Symboles | ||||||
| Animal | chacal et faucon | |||||
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Les Suivants d'Horus (de l'égyptien ancien : Shemsou Hor) sont des divinités égyptiennes de second rang et une catégorie de demi-dieux. Dans les Textes des Pyramides, leur nom est déterminé par l'enseigne du dieu-chacal Oupouaout ce qui les place, à priori, dans la sphère de ce dieu. Cette association est confirmée par la figuration d'étendards nommés shemsou-Hor ou netjerou shemsou-Hor brandis par des prêtres d'Oupouaout dans des scènes de la fête-Sed du pharaon Niouserrê (Ve dynastie). La compréhension du rôle exact de ces divinités est cependant rendu difficile par le fait que le terme shemsou-Hor recouvre des significations très diverses.

Dans le Canon royal de Turin (XIXe dynastie), la référence aux iakhou-shemsou-Hor (les esprits Shemsou-Hor) semble être une allusion aux souverains des villes de Bouto et Nekhen de la période prédynastique. Au IIIe siècle av. J.-C., l'historien Manéthon de Sebennytos dans son Ægyptiaca se réfère à eux sous l'expression grecque de νέκυες ήμίθεοι, c'est-à-dire les « défunts demi-dieux ». Il est alors possible de penser que l'expression Shemsou-Hor soit une forme primitive ou alternative des Âmes de Pé et de Nekhen qui sont respectivement représentées comme des êtres à tête de faucon et de chacal. Ils sont certainement intimement liés à Horus et à Anubis (ou Oupouaout). Il est à noter que lorsque Manéthon donne la liste de ces pharaons semi-divins, il y inclut Horus et Anubis[1].
La nature et la fonction des Shemsou-Hor est loin de faire l'unanimité dans le milieu égyptologique. Ce qui clair, c'est qu'ils occupent une importante position entre les humains et les grandes divinités. Le fait qu'ils étaient particulièrement digne d'honneur est démontré par une allusion de l'Enseignement de Ptahhotep (Moyen Empire). L'écoute des maximes, le respect de la tradition permet d'entrer dans la sphère divine, ou du moins, de s'en approcher après le trépas[2] :
« Un fils qui entend est un Suivant d'Horus et c'est bon pour lui après qu'il a entendu. Lorsqu'il est âgé, il atteint l'état de bienheureux. Qu'il transmette le même message à ses enfants en renouvelant l'enseignement de son père. »
— Enseignement de Ptahhotep, début de la maxime 42. Traduction de Christian Jacq[3].
Le pharaon est, entre autres, la manifestation sur terre du dieu faucon Horus dans son rôle de protecteur de son père Osiris. Dans les Textes des Pyramides, le pharaon est clairement identifié à Horus. D'une manière très naturelle, les Suivants d'Horus sont des esprits bénéfiques qui rendent légitime la fonction pharaonique en étant présent dans les listes royales (placé entre les dieux-rois et les rois humains) ou lors de célébrations royales ; la fête-Sed par exemple[4].