Super-Bouffon
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Le Super-Bouffon (« Hobgoblin » en VO) est le nom de plusieurs super-vilains successifs évoluant dans l'univers Marvel de la maison d’édition Marvel Comics. Créé par le scénariste Roger Stern et le dessinateur John Romita Jr., le personnage de fiction apparaît pour la première fois dans le comic book The Amazing Spider-Man #238 en . Principalement connus comme des adversaires majeurs de Spider-Man, les différents porteurs du costume se distinguent du Bouffon Vert original par un usage méthodique de la manipulation, du chantage et de l'hypnose, plutôt que par la pure folie.
| Super-Bouffon | |
| Personnage de fiction apparaissant dans The Amazing Spider-Man. |
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Cosplay du Super-Bouffon. | |
| Nom original | Hobgoblin |
|---|---|
| Alias | Roderick Kingsley Arnold Donovan Ned Leeds Jason Macendale Phil Urich (en) Robin Borne Hans Steanon |
| Sexe | Masculin / Féminin |
| Espèce | Humain |
| Activité | Criminel, terroriste, mercenaire |
| Arme favorite | Planeur, bombes citrouilles, gants électrifiés, épée enflammée, cri sonique |
| Pouvoirs spéciaux |
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| Affiliation | Sinistres Six, Maggia, Club des Damnés |
| Ennemi de | Spider-Man |
| Créé par | Roger Stern John Romita Jr. |
| Première apparition | The Amazing Spider-Man #238 (mars 1983) |
| Éditeurs | Marvel Comics |
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Historique de la publication
Le Super-Bouffon est créé en 1983 par le scénariste Roger Stern et le dessinateur John Romita Jr. dans The Amazing Spider-Man #238[1].
Désireux d'introduire un nouvel antagoniste majeur sans ressusciter immédiatement Norman Osborn, Roger Stern conçoit le personnage comme un criminel froid et méthodique, contrastant avec la folie pure du Bouffon vert. L'identité secrète du vilain est volontairement dissimulée, initiant l'un des mystères les plus longs et célèbres de l'histoire des comics. Cette absence de révélation engendre une intense spéculation et une véritable chasse aux indices parmi les lecteurs durant quatre ans[2].
À la suite de profonds désaccords éditoriaux et du départ de Stern, le scénariste James C. Owsley décide de faire assassiner le journaliste Ned Leeds, tandis que son successeur Peter David désigne ce dernier à la hâte comme le coupable dans The Amazing Spider-Man #289 en 1987. Cette résolution scénaristique, contestée par Stern, pousse ce dernier à revenir dix ans plus tard pour rétablir sa vision d'origine. La révélation finale a ainsi lieu dans la mini-série Hobgoblin Lives en 1997, confirmant que Ned Leeds n'était qu'une doublure manipulée par hypnose, et démasquant officiellement le milliardaire Roderick Kingsley comme le véritable créateur du costume[2].
En France, les aventures du Super-Bouffon sont initialement publiées par les éditions Lug au sein du mensuel Strange, faisant sa première apparition dans le no 192 de . Le récit de la mort de Ned Leeds et de sa fausse culpabilité est quant à lui traduit et publié dans Strange no 222 en .
Biographie des personnages

Roderick Kingsley
Le premier Super-Bouffon est Roderick Kingsley, un styliste et milliardaire cynique sans scrupules, apparu pour la première fois costumé dans Amazing Spider-Man #238, en [3],[4].
Afin de protéger son empire financier et d'effacer ses traces, Kingsley orchestre sa propre mise en scène et est laissé présumé mort en dans Web of Spider-Man #29. Le personnage revient au centre de l'intrigue dans la mini-série en trois parties Hobgoblin Lives, publiée de janvier à , au cours de laquelle son identité, restée un mystère absolu pour les lecteurs et les personnages de l'univers Marvel, est officiellement démasquée[2]. À la fin de l'arc narratif « Goblins at the Gate » paru dans Spectacular Spider-Man #259-261, Kingsley réussit à échapper à la justice et s'enfuit vers les Caraïbes après avoir vidé ses comptes bancaires suisses.
Arnold Donovan
Le deuxième individu à porter le costume est Arnold « Lefty » Donovan. Dans The Amazing Spider-Man #244-245 (septembre-), ce criminel de petite envergure sert de cobaye à Kingsley. Capturé, il subit un lavage de cerveau et reçoit une injection de la formule de Norman Osborn. Manipulé à distance par Kingsley, sa trajectoire s'achève brutalement lorsqu'il s'écrase en planeur contre un immeuble afin de l'empêcher de parler.
Ned Leeds
Le troisième Super-Bouffon est le journaliste d'investigation Ned Leeds. Ayant découvert par accident l'un des repaires du criminel, il est capturé et lobotomisé par Kingsley à la suite des événements survenus dans Amazing Spider-Man #249-251[5],[6]. Kingsley l'utilise dès lors comme doublure jetable pour accomplir ses méfaits, ce qui altère profondément la santé mentale de Leeds et détruit sa vie de famille.
Sa prétendue identité de Super-Bouffon n'est révélée au monde que de manière posthume, lorsqu'il est assassiné à Berlin par des mercenaires, dans Amazing Spider-Man #289 (). Durant la période de publication s'étendant de 1984 à 1987, l'instabilité du mystère éditorial fait qu'il est impossible de déterminer avec certitude l'identité du personnage sous le masque lors de ses apparitions. Kingsley utilise par ailleurs d'autres intermédiaires pour brouiller les pistes, faisant notamment accuser temporairement Flash Thompson après l'avoir drogué (dévoilé dans Amazing Spider-Man #276 et 278).
Dans la continuité moderne des comics, le personnage de Ned Leeds a été ressuscité, tandis que son incarnation cinématographique alimente régulièrement les théories des fans concernant une potentielle transformation future dans l'univers cinématographique Marvel (MCU)[7],[8].
Jason Macendale
Le quatrième Super-Bouffon est le mercenaire Jason Macendale, anciennement connu sous le pseudonyme de Jack O'Lantern. Il s'approprie le costume et l'équipement après avoir orchestré l'assassinat de Ned Leeds par le biais de l'organisation de l'Étranger, une opération menée sur ordre de Richard Fisk, alias « La Rose », le fils du Caïd[9],[10].
Frustré par son manque de pouvoirs surhumains par rapport au modèle original, Macendale profite des événements du crossover Inferno pour pactiser avec le démon N'Astirh dans Spectacular Spider-Man #147 (). Fusionné avec une entité démoniaque, il acquiert de véritables capacités surnaturelles jusqu'à ce que la créature ne soit physiquement arrachée de son corps dans Web of Spider-Man #86 (). Cherchant constamment à accroître sa puissance, il s'empare de façon permanente des sérums de Kraven dans Spider-Man #48 (), puis reçoit des implants cybernétiques dans Spider-Man #68 (). Sa carrière prend fin lorsqu'il est assassiné dans sa cellule par Roderick Kingsley, déterminé à éliminer toute concurrence, dans Hobgoblin Lives #1[1].
Le Bouffon noir
Le Bouffon noir (Demogoblin en VO) est l'incarnation physique de l'entité démoniaque qui s'est séparée du corps de Macendale à la suite des événements de Web of Spider-Man #86. Animé d'un fanatisme mystique, il entame une croisade vengeresse visant à chasser et châtier les pécheurs. Après plusieurs affrontements notables aux côtés de Carnage, sa trajectoire s'achève lorsqu'il est détruit par son ancien hôte, Jason Macendale, dans Spider-Man #48 ().
Phil Urich
Le cinquième Super-Bouffon de la continuité principale est Phil Urich, un personnage au parcours unique ayant d'abord officié en tant que héros sous le costume du quatrième Bouffon vert.
Après avoir sombré dans la démence en raison des effets secondaires à long terme du sérum du Bouffon, il découvre l'un des repaires secrets de Roderick Kingsley. Dans un accès de folie, il assassine ce qu'il croit être le Super-Bouffon original (qui n'était en réalité qu'une doublure) et s'empare de son équipement. Il adopte dès lors l'identité du Super-Bouffon, doté d'un nouvel arsenal comprenant une épée enflammée et un rire sonique hautement destructeur. Sa carrière criminelle prend une tournure particulière lorsque le véritable Roderick Kingsley réapparaît : plutôt que de l'éliminer, Kingsley l'autorise à conserver le costume à condition de lui reverser une part de ses gains criminels.
Après que son identité secrète a été exposée publiquement par le Supérieur Spider-Man, Urich est sauvé par Norman Osborn. Il abandonne alors le titre de Super-Bouffon pour devenir le « Chevalier Bouffon » (Goblin Knight), puis s'autoproclame le « Roi Bouffon » (Goblin King) à la tête de la Nation Bouffon. Sa trajectoire s'achève tragiquement lorsqu'il est exécuté par Norman Osborn, alors fusionné avec le symbiote Carnage sous l'identité du Bouffon Rouge.
Robin Borne
Le sixième Super-Bouffon, originaire d'une réalité alternative future, est Robin Borne, la fille de Max Bourne, le Spider-Man de l'année 2211[11].
Incarcérée par son propre père dans une prison temporelle pour avoir effectué des voyages chronologiques illégaux, elle développe une profonde rancœur à son égard. Parvenue à s'évader, elle adopte le costume du Super-Bouffon de cette époque futuriste afin de mener sa vengeance. Son affrontement final contre les versions passées de Spider-Man et son père s'achève de manière tragique lorsqu'elle est désintégrée par l'une de ses propres bombes rétro-temporelles.
Hans Steanon
Le statut de Hans Steanon est particulier : bien que mentionné de manière récurrente sur certaines versions de l'encyclopédie en ligne Wikipédia, ce personnage n'apparaît dans aucun numéro officiel de la mini-série Hobgoblin Lives ni dans aucune autre publication de la maison d'édition Marvel Comics. Présenté à tort comme un antagoniste inactif depuis l'événement Civil War, son insertion dans la liste des alter ego relève d'une erreur factuelle de la communauté, absente de la continuité officielle de l'univers Marvel[12].
Versions alternatives
Ultimate Marvel
Dans l'univers Ultimate Marvel (Terre-1610), l'identité du Super-Bouffon est endossée par Harry Osborn, le fils de Norman Osborn.
Contrairement à la continuité classique où le personnage utilise des gadgets technologiques, cette version du personnage subit une transformation physique monstrueuse et acquiert une apparence de gargouille orange après s'être injecté le sérum Oz combiné à des expériences de conditionnement mental. Devenu incontrôlable, il affronte Spider-Man avant d'engager un combat à mort contre son propre père (le Bouffon vert). Harry Osborn succombe finalement à ses blessures sous les yeux de Peter Parker, marquant une rupture tragique avec le déroulement de l'univers original.
Apparitions dans d'autres médias
Séries télévisées
- Spider-Man, l'homme-araignée (1994) : Le Super-Bouffon apparaît comme un antagoniste récurrent dès la première saison de la série animée, doublé en version originale par Mark Hamill. Cette version devance chronologiquement l'introduction du Bouffon Vert dans la continuité de la série. Dans la saison 3 (notamment l'épisode 13, « La guerre des bouffons »), son alter ego s'avère être Jason Phillippe Macendale, un criminel de haut vol qui parvient à s'infiltrer dans la haute société new-yorkaise jusqu'à être sur le point de se marier avec la riche héritière Felicia Hardy afin de s'emparer de sa fortune.
Cinéma / Univers cinématographique Marvel
Dans l'Univers cinématographique Marvel (MCU), le personnage de Ned Leeds, interprété par l'acteur Jacob Batalon, est introduit dès Spider-Man: Homecoming (2017) comme le meilleur ami et confident de Peter Parker, une caractérisation très éloignée de son homologue des comics papier.
Cependant, le passif tragique du personnage dans la bande dessinée a suscité de nombreuses théories et spéculations de la part des fans et des médias spécialisés quant à sa possible transformation future en Super-Bouffon[8],[13]. Le long-métrage Spider-Man: No Way Home (2021) y fait explicitement un clin d'œil humoristique lorsque Ned promet solennellement à Peter qu'il ne deviendra pas un super-vilain qui essaiera de le tuer. L'attention autour de cette transition potentielle s'est intensifiée avec la production du film Spider-Man: Brand New Day (2026), où Jacob Batalon reprend officiellement son rôle dans un univers où Peter Parker a été effacé de la mémoire de ses proches.