Supernova avortée
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Une supernova avortée est un événement astronomique lors duquel une étoile s'illumine soudainement comme au début d'une supernova, mais sans atteindre ensuite le flux lumineux massif caractéristique d'une supernova. On peut considérer les supernovas avortées comme une sous-catégorie des supernovas imposteuses.
Il existe, dans le Groupe local, un déficit en étoiles supergéantes rouges (RSGs) progénitrices de supernovas à effondrement de cœur (CCSNe)[1]. Confirmé en à partir des archives du télescope spatial Hubble, il est connu, à la suite de astrophysicien nord-irlandais Stephen J. Smartt, comme le problème des supergéantes rouges : alors qu'on trouve, dans le Groupe local, des supergéantes rouges dont la masse peut atteindre jusqu'à 25 masses solaires (M☉), aucune des supernovas qui y ont été observées n'a pour progéniteur une supergéante rouge dont la masse est supérieure à environ 17 M☉[1].
L'expression anglaise failed supernova est due à l'astronome et astrophysicien américain Stanford E. Woosley qui l'a proposée en comme désignation de son modèle d'effondrement stellaire où le cœur de fer de l'étoile progénitrice forme directement un trou noir[2],[3],[4],[5],[6].
Une supergéante rouge peut être trop massive pour exploser en supernova et doit alors s'effondrer directement en un trou noir, sans le flash lumineux caractéristique des supernovas (le trou noir absorbe la supernova naissante). Pour un observateur distant, la supergéante rouge semble disparaître, sans laisser de traces visibles. L'existence des supernovas avortées est une explication plausible de l'absence d'observations de supernovas provenant d'étoiles de masse supérieure à 17 masses solaires. En revanche, ces événements devraient générer une bouffée d'ondes gravitationnelles[7],[8],[9].