Susan George (écrivaine)
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Susan Vance Akers |
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Susan George, née le à Akron, aux États-Unis, et morte le 14 février 2026 à Paris[1], est politologue et écrivaine franco-américaine, militante altermondialiste et présidente d’honneur de l'Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne (ATTAC) qu'elle a contribué à fonder.
Elle est née le à Akron dans l'Ohio aux États-Unis, au sein d'une famille aisée[2]. Après des études de littérature française et de sciences politiques au Smith College de Northampton (Massachusetts), elle se marie, a trois enfants, puis reprend ses études et obtient une licence de philosophie à La Sorbonne en 1967. Susan George est venue faire des études en France pendant la guerre du Vietnam[2]. Elle publie en 1976 suite à une étude sur la faim dans le monde un ouvrage qui est un grand succès, Comment meurt l’autre moitié du monde paru chez Robert Laffont, en 1978[2],[3],[4]. Inscrite à l'École des hautes études en sciences sociales, sa thèse sur le transfert du système alimentaire américain au reste du monde obtient la mention « très honorable », toujours en 1978. Puis, engagée dans un mouvement tiers-mondisme qui veut renforcer son implantation en Europe (suite à la répression à l'époque en cours dans les universités américaines de ce type de mouvement), elle y contribue et s'installe durablement en France[2].
Elle fonde en 1998 l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac)[2].
Le , le site de cette association Attac France annonce le décès de Susan George devenue sa présidente d'honneur, et une autorité morale au sein de ce mouvement[2],[5].
Activités militantes
« On ne promet pas la lune. On ne dit pas que l'on a réponse à tout, mais que l'on a des solutions. Notre but est de faire des sociétés décentes et rationnelles où les gens vivent à peu près bien, où il y a relativement peu d'inégalités, et où à peu près tout le monde a un emploi, est bien soigné et peut offrir une bonne éducation à ses enfants. »
— Susan George, Récompenser les coupables, punir les victimes[6]
Susan George est très vite engagée dans les combats internationaux et s'appuie notamment sur ses livres pour communiquer ses idées.
Elle participe à la fondation du Transnational Institute à Amsterdam et en devient Présidente du Conseil[2],[6]. Elle est alors au centre de la coordination rassemblant l’ensemble des mouvements français contre l’AMI (Accord multilatéral sur l'investissement) et pour la réforme de l'OMC. Elle devient ensuite présidente de l’Observatoire de la mondialisation, et membre du Conseil d’administration de Greenpeace International et de Greenpeace France, de 1990 à 1995. Pour elle, la mondialisation est un leurre, un processus impulsé par les multinationales[7]. Elle est enfin membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.
Personnalité fondatrice de la première organisation Attac depuis sa création à Paris en 1998 et membre de son Bureau de 1999 à 2006 puis vice-présidente d'Attac France, elle écrit un livre sur l'OMC. En 2005-2006, elle joue un rôle important dans le mouvement de remise en cause de l'ancienne direction d'Attac France en appelant notamment à deux reprises à voter pour une liste de ses opposants et en protestant contre la fraude avérée concernant les élections de à son Conseil d'administration. Après le remplacement de l'ancienne équipe par des dirigeants en accord avec ses conceptions, Susan George demande à ne plus participer à la direction de ce mouvement Attac France, restant seulement membre de son collège des Fondateurs et de son conseil scientifique. En 2003, le conseil d'administration d'Attac la nomme présidente d'honneur[5].
En 2011, elle présente la conférence d'ouverture de la deuxième édition de l'université d'été des Nouveaux Cahiers du socialisme tenue à l'Université du Québec à Montréal[6].
En elle participe à la création du Collectif Roosevelt[5] avec l'aide de Stéphane Hessel, Edgar Morin et Michel Rocard et de nombreux intellectuels et personnalités publiques de la société civile et politique. Ce collectif présente 15 propositions pour éviter un effondrement économique, élaborer une nouvelle société et lutter contre le chômage endémique et créer une Europe démocratique.
En 2013, elle participe au nouveau parti politique Nouvelle Donne aux côtés de Pierre Larrouturou[8].