Suzanne Braun-Vallon
ophtalmologue française
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Suzanne Braun-Vallon, née le à Fontainebleau et décédée le dans le 16e arrondissement de Paris, est une ophtalmologue et résistante française.
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Suzanne Braun |
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Maurice Franck (cousin germain) Madeleine Braun (belle-sœur) |
| A travaillé pour | |
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| Directeur de thèse |
Félix Terrien (d) |
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Biographie
Famille
Suzanne Braun est née dans une famille juive[1]. Elle est la fille de Salomon Braun, directeur de l'hôpital Rothschild, et de Germaine Caïn[2].
Elle épouse Louis Vallon le [2], qui deviendra député UNR-UDT de Seine-et-Oise[3]. Ils n'auront pas d'enfants. Divorcés en 1938[2], Louis Vallon lui propose de se remarier pour la protéger contre les lois raciales du régime de Vichy en [2] et ils terminent leur vie ensemble.
Madeleine Braun, première femme vice-président de l'Assemblée nationale est sa belle-sœur. On compte dans sa famille Geneviève Zadoc-Kahn, régisseuse des concerts Musigrains et son cousin Maurice Franck, compositeur et chef d'orchestre[4].
Formation
En 1925, Suzanne Braun passe avec succès les épreuves de l'internat et devient interne des hôpitaux de Paris. Elle effectue son internat dans les services de Victor Morax notamment[1].
Félix Terrien est le directeur de sa thèse sur « les complications oculomotrices du zona ophtalmique » qu'elle soutient en 1930[1].
Carrière médicale
Suzanne Braun est assistante de consultation jusqu'au début de 1942 puis part au Royaume-Uni rejoindre le Général de Gaulle[5],[6].
Durant la Seconde guerre mondiale, elle s'engage au sein des forces françaises libres[1]et participe à la campagne d'Italie comme lieutenant[7].
Elle est la première ophtalmologue des Hôpitaux français en 1946[1],[8].
Elle est responsable du service d’ophtalmologie de l’hôpital Necker-enfants malades de 1956 à 1969[1]. Edward Hartmann lui demande de mettre en place un service d’orthoptie et d'assurer l'enseignement de cette discipline[1].
Carrière de chercheuse
Ses travaux de recherche se portent sur la correspondance rétinienne, les petits angles d’anomalie et l’union binoculaire[1].
Décorations
Médaille de la Résistance française avec rosette (décret du )[9]
Officier d'académie (1938)