Suzanne Lopata

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Naissance
Sépulture
Nationalité
Française
Suzanne Lopata
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Française
Conjoint
Jürg Kreienbühl (1932-2007)
Enfant

Suzanne Lopata est une peintre française née à Paris[1] le et morte le à Argenteuil[2],[3].

Suzanne Lopata est issue d'une famille d'immigrés juifs polonais[4]. Elle grandit à Paris où ses parents tiennent un atelier de modiste[1],[4].

En 1942, durant la Seconde Guerre mondiale, son père est déporté à Auschwitz[4]. Avec sa mère, son frère et sa sœur, Suzanne part se réfugier dans une ferme en Normandie où ils vivent jusqu'à la Libération[4].

À partir de 1948[1], elle suit des cours de couture[3] dans le cadre de l'ORT (Organisation Reconstruction Travail)[4]. Dans cette école, on lui enseigne le dessin et la peinture[3]. Pour compléter ses enseignements, elle va suivre des cours à l'Académie Frochot et à la Grande Chaumière[4]. Malgré l'avis défavorable de sa mère, Suzanne décide de se consacrer à son art et plus particulièrement à la peinture[1]. Elle s'installe au 19 rue Notre-Dame-de-Lorette, dans une chambre de bonne[3].

C'est en 1958 que Suzanne rencontre Jürg Kreienbühl[1], artiste peintre suisse installé en région parisienne[3],[5]. Le couple s'installe à Argenteuil en 1962, se marie et accueille leur enfant, Stéphane Belzère[1][5], en 1963[4]. En 1966, elle emménage avec son mari et son fils à Cormeilles-en-Parisis, près de l'église Saint-Martin[3]. La ville inspire l'artiste et la soutient comme avec l'exposition organisée en 2022 au Château Lamazière : Suzanne Lopata, peintre de la réalité Cormeillaise[3],[4].

Le , Suzanne Lopata décède à son domicile du parc Foch à Cormeilles-en-Parisis à l'âge de 90 ans[3].

L'œuvre peint de Suzanne Lopata

Suzanne Lopata commence à peindre dans sa chambre de bonne parisienne. Ses peintures témoignent du mauvais état de son logement : elle y montre sa situation précaire en représentant son intérieur rudimentaire[4].

Après son installation à Argenteuil avec Jürg Kreienbühl, elle s'inspire de ce nouvel environnement et peint son logement et les objets de son quotidien[4]. Elle s'inspire aussi de la ville et réalise des vues de la banlieue parisienne[1][4].

À Cormeilles-en-Parisis, Suzanne Lopata fait de leur nouvelle maison un personnage à part entière de son œuvre pictural. Ces tableaux montrent son intérieur rempli d'éléments hétéroclites : tapisseries au mur, bibelots, têtes en plâtre, vases, figurines…[4],[6]. Si elle représente en majorité des natures mortes sur un thème domestique, elle se représente également dans ce décor dans des autoportraits où sa mélancolie transparaît[4]. Son art est parfois comparé à celui d'Adolf Dietrich, peintre suisse représentant de l'art naïf du XXe siècle[4].

Dans les années 1970, Suzanne Lopata représente les alentours de sa maison[6] : le vieux Cormeilles, le square Daguerre, l'église Saint-Martin. Ses représentations sont précises, voir naïves pour certains[5]. À partir d'observations minutieuses du réel, elle se réapproprie les éléments de son quotidien et crée dans ces œuvres un journal intime retraçant sa vie. De cette époque, on peut notamment citer deux carnets de croquis qui témoignent de sa sphère quotidienne en associant des textes et des aquarelles[4].

À partir des années 1980, Suzanne Lopata développe un nouveau thème : les jardins. D'inspiration plus impressionniste, elle représente une végétation foisonnante avec une touche plus libre[4]. En parallèle, elle continue de peindre l'intérieur de sa maison, avec des natures mortes et des portraits, mais aussi les monuments de Cormeilles.

Liste d'œuvres (non exhaustive)

Œuvres datées

  • La Mansarde, 1955
  • La Cuisine bleue, 1968
  • Villa Daniel, 1969
  • La Télévision, 1969
  • La Lampe moineau, 1971
  • Hôtel Saint-Martin, 1971
  • La Terrasse, 1971
  • La Chambre verte, 1974
  • Autoportrait, 1974
  • La Maison de Cormeilles, 1976
  • Autoportrait, 1983
  • Jardin en été, 1983
  • Marit, 1983
  • Le Lierre, 1983
  • Nature morte aux têtes d'anges, 1984
  • Nature morte sur l'armoire, 1984
  • Fenêtre ouverte chez Mme Barbara, 1985
  • Le Gardien du square, 1986
  • Monument Louis-Jacques-Mandé Daguerre, 1986
  • Chambre avec bibliothèque, 1988
  • La Défense, 1991
  • Héloïse et Abélard, 1991
  • Le Tonneau, 1996
  • Les Trois Ateliers, 2001-2002
  • L'Église restaurée, 2002

Œuvres non datées

  • Les Souches
  • L'Étagère à tiroirs
  • Perchés sur les toits
  • Le Phare
  • L'Arlequin
  • Église St-Martin - Cormeilles
  • Vieille Dame lisant
  • Un coin de jardin
  • Une arrière-cour à Cormeilles

Liste des expositions (non exhaustive)

Expositions personnelles

  • Galerie Schoeneck, Bâle, 1972
  • Galerie 2016, Neuchâtel, 1972
  • Galerie Am Mühlenplatz, Lucerne, 1976
  • Galerie Schoeneck, Bâle, 1978
  • Galerie Perrig, Bâle, 1980
  • Galerie Reitz, Riehen, 1984
  • Galerie Perrig, Bâle, 1984
  • Galerie Wolfsberg, Zurich, 1989
  • Galerie Hiemesch, Bâle, 1990
  • Galerie Münsterberg, Bâle, 1994
  • Centre culturel de l'Arsenal, Maubeuge, 2003 : Suzanne Lopata, Peintures 1955-2002
  • Galerie Lamazière, Cormeilles-en-Parisis, 12 mars au 9 avril 2022 : Suzanne Lopata, Peintre de la réalité Cormeillaise

Expositions collectives

Publications

Références

Liens externes

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