Suzeraineté (Moyen Âge)
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Les termes « suzerain » et « souverain » sont issus du latin « superanus » qui désigne la supériorité. Le suzerain est celui qui est placé en haut de la pyramide féodale (qui de bas en haut est composée des vavasseurs, vassaux, seigneurs, suzerain et enfin roi), il est le seigneur des seigneurs. La suzeraineté est une des qualités du suzerain. Il s'agit du droit exercé par ce dernier sur ses vassaux. Ainsi, dans un système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l'hommage. La suzeraineté désigne aussi, en droit féodo-vassalique, le pouvoir de celui qui est notamment chargé de trancher les conflits et les différends entre vassaux[1].
On doit soigneusement distinguer suzeraineté et souveraineté. Cette dernière est inhérente à la notion d'État et caractérise celui qui a la charge de la chose publique ; ainsi conçu dans l'Antiquité et même encore à l'époque barbare, le pouvoir royal n'a en fait retrouvé le caractère de souveraineté qu'après l'intermède féodal, avec la renaissance du droit romain amorcée au XIIe siècle et confirmée au XIIIe siècle[1].