Svatava
commune tchèque
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Svatava (en allemand : Zwodau) est un bourg (městys) du district de Sokolov, dans la région de Karlovy Vary, en Tchéquie. Sa population s'élevait à 1 689 habitants en 2020[1].
| Svatava | |
Église de l'Immaculée Conception. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| District | Sokolov |
| Région historique | Bohême |
| Maire | Olga Gossová |
| Code postal | 357 03 |
| Démographie | |
| Population | 1 689 hab. (2020) |
| Densité | 146 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 50° 11′ 33″ nord, 12° 37′ 35″ est |
| Altitude | 407 m |
| Superficie | 1 158 ha = 11,58 km2 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.kr-karlovarsky.cz/svatava/obec |
| modifier |
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Géographie
Svatava se trouve dans les monts Métallifères, à 4 km au nord-ouest du centre de Sokolov, à 19 km à l'ouest-sud-ouest de Karlovy Vary et à 130 km à l'ouest de Prague[2].
La commune est limitée par Josefov et Lomnice au nord, par Královské Poříčí à l'est, par Sokolov à l'est et au sud-est, par Citice au sud et par Habartov à l'ouest[3].
Histoire
La première mention écrite de la localité date de 1391.
Après les accords de Munich, Zwodau est intégré au Reich allemand et fait partie du district de Falkenau jusqu'en 1945.
En 1943, un camp de concentration de femmes est créé comme camp annexe de Ravensbrück. Les femmes déportées étaient soumises au travail forcé pour l’usine LGH (Luftfahrtgerätewerk Hakenfelde GmbH) filiale de Siemens, située à Sokolov, dans une ancienne filature de laine peignée. Soumises au travail d'une durée de 12 heures d'affilée en deux équipes, 12 heures de nuit et 12 heures de jour[4], elles y fabriquaient des bobines, des interrupteurs, des appareils de navigation et de mesure, du matériel destiné aux avions et aux instruments de bord[5].
Le nombre de détenues a pu atteindre 2500 à 3000, encadrées par 25 SS hommes et 20 surveillantes[4]. De nombreuses résistantes françaises y ont été détenues et soumises au travail forcé dont Denise Bastide[6], Brigitte Friang[7], Anne-Marie Krug-Basse[7], Hélène Mabille[8].
À partir de , le camp dépend de Flossenbürg[9].