Sylvain Boulouque

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Sylvain Boulouque est un historien français né en 1970, docteur en histoire. Il a publié des ouvrages sur l'histoire du communisme et de l'anarchisme.

Sylvain Boulouque enseigne, en 2022, en temps partagé au lycée Michelet à Vanves et à l’antenne de l’INSPE à l’université de Nanterre, où il forme les professeurs des écoles en histoire, géographie et éducation civique[1].

Auparavant, il a été allocataire moniteur puis attaché temporaire d'enseignement et de recherche à l'université de Reims puis chargé de cours dans les universités de Reims et de Paris III[2].

Il est membre du comité éditorial de Twentieth Century Communism[3]. Il contribue également à la revue mensuelle « socialiste de critique littéraire, culturelle, artistique » LOURS, éditée par l'Office universitaire de recherche socialiste.

Il collabore au think tank Fondapol, qui se définit comme de centre-droit et d'orientation libérale[4],[5].

Entre 1994 et 2003, il collabore à la revue d'histoire populaire Gavroche[6] et entre 1996 et 2004 à la revue La Nouvelle alternative, animée par Karel Bartosek.

En 2011, il a également publié une biographie de Maurice Tréand, le responsable des cadres pendant l’entre deux du PCF qui a tenté de faire reparaitre L'Humanité en 1940[7],[8].

Depuis 2012, en tant qu'« historien de la gauche radicale », il anime un « Observatoire de la gauche radicale » sur le site du Nouvel Observateur.

Il publie aussi des critiques sur le site Nonfiction[1].

En 2014, il contribue au Dictionnaire des anarchistes. Il a contribué au Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier[9].

Il collabore également à la Fondation Jean-Jaurès, proche du Parti socialiste[10][source insuffisante].

En 2017, Sylvain Boulouque a participé avec ses élèves au projet de l’association « convoi 77 ».

En , il souligne dans plusieurs médias la présence de l’extrême droite dans certaines manifestations du début du mouvement des Gilets jaunes[11]. Une polémique naît de sa confusion du drapeau picard avec un drapeau royaliste[12].

Il soutient sa thèse d'histoire sur Syndicalisme et communisme : le cas de la CGTU (1921-1936), sous la direction de Philippe Buton, le , à l'université de Reims.

Travaux

Il collabore au Livre noir du communisme (1997) dirigé par Stéphane Courtois, dans lequel il rédige le chapitre consacré à l'Afghanistan.

Dans Les listes noires du PCF (2008), Sylvain Boulouque étudie avec l'historien Franck Liaigre les listes de noms dressées par la direction du Parti communiste français entre 1931 à 1945. Ces listes, décrivent les auteurs, forment un total de vingt-huit et furent publiées dans la presse du Parti communiste, sous forme de brochures et de documents pour les responsables de l'organisation. Douze sont établies avant 1939, treize durant l'Occupation et trois à la Libération. Avant la guerre, les motifs premiers d'inscription sur ces listes ne sont pas l'exclusion politique (26 %) mais le soupçon d'« infiltration policière » (37 %) ou le vol (31,1 %)[13].

Les auteurs qui, selon l'historien Jean-Pierre Besse, « ont une très bonne connaissance des fonds d’archives de la Préfecture de police de Paris et en particulier des Brigades spéciales » avancent que 2 300 personnes furent inscrites sur ces listes et nombre d'entre elles furent assassinées à ce titre pendant la Seconde Guerre mondiale[13]. Jean-Pierre Besse estime que certaines conclusions et affirmations « auraient mérité d’être plus argumentées »[13].

Ouvrages

Notes et références

Liens externes

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