Sylvain Gagnière
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Sylvain Gagnière est un historien et un archéologue français né le à Avignon et mort le dans cette même ville[1].
Né dans une riche famille d'industriels avignonnais, il tenta un temps de gérer à la fois l'usine familiale et sa passion pour l'archéologie. Ses premières publications sur ses recherches préhistoriques in situ dans le Gard et le Vaucluse datent de 1926[2].
Son amitié avec le chanoine Joseph Sautel, l'inventeur du site de Vaison-la-Romaine, le poussa d'abord à se tourner vers les sites historiques antiques et médiévaux. Il se fit ensuite une spécialité de l'étude du folklore et de l'histoire de la médecine[2].
En 1933, il participe à la fondation de la Société d'histoire et d'archéologie de Nîmes et du Gard[3].
Après la Seconde Guerre mondiale, il abandonna la direction de l'entreprise familiale. Devenu maître de recherche au CNRS, il prit la direction des antiquités préhistoriques de Provence et Corse de 1946 à 1971[4],[2]. Puis, dans le cadre du Ministère de la Culture, il devint directeur de la circonscription archéologique Provence-Corse[5]. À la mort du chanoine Sautel, il reprit à son compte les fouilles à Vaison et en compagnie d'André Dumoulin commença à fonder plusieurs musées en Vaucluse[2].
Très lié avec ses collègues Fernand Benoit et Henri Rolland, il partagea avec eux une longue expérience sur le terrain. Il ne quitta son poste au Ministère de la Culture que pour accepter celui de conservateur du Palais du Roure et du Palais des Papes d'Avignon où les travaux de restauration ou d'aménagements lui donnèrent l'occasion de multiples découvertes[2]. Il publia le résultat de ses recherches en vingt-sept ouvrages de 1962 à 1991[6].
La rénovation du quartier de la Balance, au cœur de la ville historique d'Avignon, fut l'occasion de mener avec Jacky Granier[7], plusieurs importantes campagnes de fouilles qui furent complétées sur la place du Palais, lors de l'installation du parc de stationnement souterrain, et ensuite au rocher des Doms, lors du réaménagement des jardins[2].
En 1982, il décida de prendre sa retraite alors que le conseil général de Vaucluse venait de créer son service archéologique[2].
Il fit partie de la « Société d'études des sciences naturelles de Vaucluse » de 1929 à 1997 et de l'Académie de Vaucluse de 1947 à 1987[4]. Il fut aussi le fondateur de la « Société des amis du Palais des Papes » dont il resta administrateur jusqu'à sa mort[2].
Ses recherches eurent trait à l'archéologie préhistorique, à l'Antiquité, au Moyen Âge, aux arts populaires, à l'anthropologie, à la paléontologie et à la faune[8].
Une rue d'Avignon porte son nom. Il repose au cimetière Saint-Véran d'Avignon.