Symbio (entreprise)
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| Symbio | |
| Création | 2010 (sous le nom Symbio FCell), 2018 (Symbio) |
|---|---|
| Dates clés | 2012 : Premier véhicule modifié par Symbio sur la route (Renault Kangoo H2) |
| Fondateurs | Fabio Ferrari |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée |
| Siège social | Vénissieux (Rhône) |
| Direction | Jean-Baptiste Lucas, Directeur Général |
| Actionnaires | Faurecia 33,33%
Michelin 33,33% Stellantis 33,33% |
| Activité | Activités spécialisées, scientifiques et techniques diverses (d)[1] |
| Produits | Systèmes hydrogène pour véhicules légers et commerciaux, bus, camions et divers |
| SIREN | 521148890 |
| Site web | Site officiel |
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Symbio est une entreprise française active dans le domaine des systèmes hydrogène pour véhicules, coentreprise entre Faurecia, Michelin et Stellantis. Elle a été fondée en 2010 à Fontaine (Isère), mais depuis son siège est à Vénissieux (Rhône), où se trouve le centre le plus important, jusqu'à la réalisation d'une nouvelle implantation sur la commune voisine de Saint-Fons[2].
Entreprise fondée en par Fabio Ferrari[N 1] à Fontaine (Isère) commune de la proche banlieue grenobloise, sous le nom de Symbio FCell, pour mettre en œuvre le concept consistant à adapter des systèmes d'alimentation électrique par pile à combustible à hydrogène sur des véhicules électriques standards afin de minimiser les coûts[3], [4]. Sa raison sociale devient "Symbio" en [5].
En , Michelin prend une participation minoritaire mais significative au capital de la société, avant d'en acquérir l'intégralité en [6].
Puis en , Michelin vend la moitié de ses parts à l'équipementier automobile Faurecia. Un communiqué de presse informe alors que « Michelin [...] et Faurecia [...] officialisent la création de “Symbio, a Faurecia Michelin hydrogen company”, une coentreprise regroupant l’ensemble de leurs activités dédiées à la pile à hydrogène », et envisagent d'importants investissements pour en faire une véritable entité industrielle de la branche “mobilité propre”[7],[8].
Une nouvelle gouvernance est installée à la rentrée . Fabio Ferrari intègre alors le groupe Michelin[9].
Le groupe Stellantis entre au capital à hauteur de 33,33% en mai 2023[10]. Il souhaite en effet produire 5 000 à 10 000 fourgons à hydrogène dès 2024[11],[12].
Le 5 décembre 2023, Symbio, coentreprise de Stellantis, Michelin et Forvia, inaugure son usine SymphonHy à Saint-Fons (Rhône), dont la capacité devrait atteindre 50 000 systèmes de piles à hydrogène destinés au marché des utilitaires, puis à celui des poids lourds à partir de 2027[13].
A l'été 2025, Stellantis indique se retirer du projet, mettant en péril les débouchés de l'entreprise qui envisage en fin d'année de supprimer 70 % de ses effectifs[14],[15].
Production : aspects technologique et économique
Le système développé s'appuie sur plus de dix brevets français et européens[16].
Couplée à une batterie électrique, la pile à hydrogène double son autonomie, mais elle peut aussi fournir la totalité de l'énergie nécessaire. Le plus souvent, on lui adjoint une batterie tampon[17],[18].
Par rapport au système classique à source d'énergie par batterie d'accumulateurs, le système à pile à combustible et batterie tampon présente le double avantage, à poids embarqué égal, d'une autonomie kilométrique supérieure, et d'un temps de recharge réduit (quelques minutes pour le transfert d'hydrogène vers le réservoir haute pression, contre quelques heures pour la recharge électrique des batteries). Le système classique comprend généralement un poids et un volume importants de batteries, pour disposer d'une autonomie acceptable. Sur une base d'égale autonomie, le système à pile à combustible l'emporte nettement quant au poids[19].
Cependant, exception faite de l'aspect économique lié au coût de fabrication, qui dans les deux cas dépend de l'effet de série, le système à pile à combustible a l'inconvénient de nécessiter le développement d'un réseau de stations-services plus coûteux. La technologie et la logistique d'un tel réseau ayant été mises au point en liaison notamment avec le CEA (LITEN), Air liquide, la région Auvergne-Rhône-Alpes et la région Normandie, il s'agit, à partir de , d'en optimiser les coûts[20],[21],[22].
Sous l'aspect environnemental il faut intégrer dans la comparaison le fait que l'hydrogène et l'énergie électrique sont surtout des vecteurs d'énergie, et donc prendre en compte les sources primaires, ainsi que l'impact des technologies et des approvisionnements utilisés.