Syndrome de Waterhouse-Friderichsen
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le syndrome de Waterhouse-Friderichsen correspond à une inflammation des glandes surrénales provoquant une insuffisance surrénalienne aigüe causée par une infection bactérienne sévère (le plus souvent le méningocoque Neisseria meningitidis) avec plusieurs facteurs de risque communément associés : hypotension, troubles de la coagulation, sepsis, fièvre, hypoglycémie. En l'absence de traitement, il évolue rapidement (12-24 heures) vers un coma puis le décès du patient.
Cependant cette pathologie peut se rencontrer au cours de sepsis sévères, d'étiologies diverses et non exclusivement au cours d'infections à méningocoque[1].
Ce syndrome présente une prévalence plus élevée chez les patients splénectomisés[2].
| Symptômes | Hémorragie et méningite |
|---|
| Spécialité | Endocrinologie |
|---|
| CIM-10 | A39.1, E35.1 |
|---|---|
| CIM-9 | 036.3 |
| DiseasesDB | 29316 |
| MedlinePlus | 000609 |
| eMedicine | 126806 |
| MeSH | D014884 |
Historique
Ce syndrome est décrit pour la première fois en 1911 par Rupert Waterhouse, un médecin anglais (1873–1958), chez un enfant de huit mois[3] et en 1918, Carl Friderichsen, un pédiatre danois (1886–1979), passe en revue la littérature et décrit un cas similaire à développement foudroyant caractérisé cliniquement par stupeur, cyanose, pâleur, vomissements et une éruption purpurique d'évolution rapide avec hémorragie bilatérale des surrénales à l'autopsie[4].