Système électrique de la Guadeloupe

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Le système électrique de la Guadeloupe fait partie des zones insulaires non interconnectées au réseau électrique métropolitain français (ZNI) qui disposent d’une législation spécifique concernant la production et la distribution d’électricité[1]. Étant électriquement isolées, les zones insulaires doivent produire elles-mêmes l’énergie qu’elles consomment.

La Guadeloupe reste très dépendante des énergies fossiles, qui constituent 86 % du mix énergétique local[Quand ?], malgré un potentiel naturel important en termes d’énergies renouvelables. En effet, les ressources géothermiques sont propices à la production électrique, tandis que l’importante culture de canne à sucre permet d’exploiter la bagasse (résidu de la production de canne à sucre utilisé comme combustible dans certaines centrales thermiques). Les énergies renouvelables représentent environ 14 % du mix énergétique : 2 % de photovoltaïque, 2 % d’hydroélectricité, 5 % de géothermie, 5 % de biomasse (bagasse). Depuis quelques années, la Guadeloupe doit faire face à une forte hausse de la consommation d’électricité (équipement des ménages, systèmes de climatisation…). En plus de la promotion des économies d’énergies, de nouvelles installations sont nécessaires pour l’archipel[1].

Centrale géothermique de Bouillante à l'ouest de Basse-Terre.

La Guadeloupe utilise plusieurs catégories de moyens de production d'électricité : centrales thermiques fossiles d'une part, énergies renouvelables d'autre part (hydroélectricité, bagasse, géothermie, éolien, solaire). Le parc de production guadeloupéen comprend[2] :

Centrales à énergies renouvelables ou mixtes :

  • Centrale géothermique de Bouillante (13,5 MW) sur la côte ouest de Basse-Terre ;
  • En 2010, la production hydraulique totale en Guadeloupe a été de 15 GWh pour une puissance installée totale de 8,7 MW
    • deux usines hydroélectriques d'EDF Énergies nouvelles : à Le Carbet (3,5 MW) et à Canal Saint-Louis
    • centrale hydroélectrique d'EDF de Bananier à Capesterre-Belle-Eau : MW totaux
  • Aérowatt : 26,6 MW d'éolien répartis sur le territoire :
    • Il y a actuellement douze parcs éoliens qui représentent une puissance totale de 27 MW et qui ont livré environ 45 GWhe au réseau électrique en 2011, soit près du quart de la production électrique d’origine renouvelable de la Guadeloupe. Les parcs éoliens se situent sur Grande-Terre, La Désirade, Marie-Galante et Les Saintes. Les éoliennes sont des éoliennes bipales et ont une puissance comprise entre 60 kW et 275 kW. Ces éoliennes ont toutes la caractéristique d’être rabattable pour faire face aux conditions cycloniques de la Guadeloupe.
    • Les éoliennes se situent à : Anse-Bertrand, Petit-Canal, Saint-François, Capesterre-de-Marie-Galante (parc du morne Constant[3]), La Désirade, Terre-de-Bas.
  • centrale thermique du Moule : bagasse-charbon (59,5 MW) d'Albioma (ex-Séchilienne Sidec)[4]. En , Albioma annonce sa décision de convertir cette centrale charbon à la biomasse pour 2025 avec de la bagasse, du bois, et des granulés de bois importés[5] ; cette centrale de 34 MW produit 260 GWh/an, soit 30 %[5] de la consommation de l'île ; la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité passera ainsi de 20,5 % à 45 %[5],[6].
  • L’unité de valorisation de biogaz de la Gabarre aux Abymes, inaugurée en , qui produit 18 MWh par an, soit 1,5 % de la production insulaire[7]. L’énergie électrique produite est envoyée sur le réseau local et distribuée par l’opérateur historique EDF Archipel Guadeloupe[8].

Centrales Diesel :

  • Jarry : Jarry Nord diesel (211 MW) et Jarry Sud turbines à combustion (100 MW) ; remplacées par une nouvelle centrale, entrée en fonction, par étapes, à partir de 2014 et située à la Pointe Jarry : la nouvelle centrale diesel de 220 MW est équipée de douze moteurs de 18,3 MW. Elle est conçue sur une base commune avec les autres centrales en construction en Martinique, à La Réunion et en Corse, constituant ainsi un palier technique homogène. Elle améliore le rendement de 15 %, soit autant d'émissions de CO2 en moins.
  • Folle Anse (Marie-Galante) : installation diesel de secours d'EDF (7,1 MW)
  • La Désirade : installation diesel de secours d'EDF (1,6 MW)
  • Terre-de-Bas (Les Saintes) : installation diesel de secours d'EDF (1,5 MW)
  • Saint-Martin : installation diesel d'EDF (39 MW)
  • Énergies Saint-Martin : diesel 14,3 MW d'EDF Énergies nouvelles
  • Énergies Antilles à Baie-Mahaut : installation diesel 15 MW d'EDF Énergies nouvelles

Production et consommation

Le bilan électrique de la Guadeloupe a évolué comme suit :

Bilan Électrique de la Guadeloupe[9]
2012 2013 2014 2015 2016 Variation (%)
GWh GWh GWh GWh GWh % 2016/15 2016/10
Production d'électricité
Hydraulique14192221341,8 %+62 %+143 %
Éolien52575453532,8 %+0 %+2 %
Photovoltaïque91999998904,8 %-8 %-1 %
Géothermie50817583844,5 %+1 %+68 %
Thermique classique1 6101 5621 5631 5911 61886,1 %+1,7 %+0,5 %
Production totale brute1 8171 8181 8131 8461 879100 %+1,8 %+3,4 %
Consommation branche énergie31130830533032317,2 %-2 %+4 %
Consommation finale d'électricité
Résidentiel74274572473475448,5 %+3 %+2 %
Tertiaire70169969869371245,8 %+3 %+2 %
Industrie, agric., transports64668688915,8 %+3 %+42 %
Consommation finale1 5071 5101 5081 5151 556100 %+2,7 %-12 %

Réseau électrique

Le réseau électrique de l'archipel guadeloupéen est constitué au de[10] :

  • 213,6 km de lignes haute tension (HTB : 63 kV) dont 16,3 km enfouis,
  • 2 217 km de lignes moyenne tension (HTA : 20 kV) dont 1 565 km enfouis et 66 km de câbles sous-marin (liaisons avec Marie-Galante, la Désirade et Les Saintes),
  • 4 154 km de lignes basse tension (BT : 220 V) dont 1 192 km enfouis.

Centrale thermique diesel de Jarry

Notes et références

Annexes

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