Nicolas Sébastien Simon est maire de Colmar de 1792 à 1795, puis administrateur du Haut-Rhin. Devenu commissaire du directoire exécutif auprès de l'administration centrale du Haut-Rhin, le citoyen Sébastien Simon est élu le 23 germinalan VII () député du Haut-Rhin au conseil des Cinq-Cents; admis le 1 prairialan VII ()[1], il y siège jusqu’à fin 1799. Rallié au coup d'État du 18 brumaire, il est nommé délégué des consuls pour le département de Saône-et-Loire. Il est ensuite président du tribunal criminel, puis juge à la cour d’appel de Colmar le 24 prairialan VIII ()[2].
Une des grandes missions du préfet Simon est la mise en place des nouvelles communes et la nomination des maires et des adjoints. Avant l'occupation française, la Roer était formée d'une multitude de petits États, principautés, seigneuries et villes quasi indépendantes et de plus de mille communes. Dès l'occupation, une série de réformes territoriales va être décidée. En 1798, quatre arrondissements et quarante cantons municipaux sont créés. Les cantons municipaux doivent administrer les petites communes sans maire. En 1800, le Consulat décide de recréer les communes, dont les maires et adjoints sont nommés par le préfet, en regroupant toutefois les plus petites. Ainsi sont formées dans le département 336 communes. Simon se met à la tâche en concertation avec les communes: les limites communales sont fixées pour la plupart au courant du vendémiairean IX (), puis il nomme en 1801 un maire dans la plupart des communes[3].
Fin 1801, il fonde la Société d’émulation pour l’agriculture, le commerce, les sciences et les arts, département de la Roer[4].
↑ Le département de la Roer est alors sous tutelle du gouvernement français, les habitants n’ont pas encore le droit de vote. À partir du 3 septembre 1802, les lois françaises sont appliquées et les habitants deviennent des citoyens français.