Sécurité préventive palestinienne
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La sécurité préventive palestinienne (SPP ; arabe : الأمن الوقائي), également appelée force de sécurité préventive (FSP ; arabe : جهاز الأمن الوقائي) ou service de sécurité préventive (SSP), est l’un des organes de sécurité de l’État de Palestine. Elle est créée en 1994 par le président Yasser Arafat conformément aux accords d'Oslo.
La SPP est un service de renseignement intérieur, intégré aux services de sécurité palestiniens et placé sous l’autorité du ministre de l’Intérieur. Ses principales missions consistent à protéger la sécurité interne de la Palestine et de l’Autorité palestinienne, ainsi qu’à prévenir les crimes visant les ministères, les organismes publics et les institutions officielles. Elle a également été considérée comme la garante du processus de paix d’Oslo[1].
Organisation
La SPP est l’un des plusieurs services de renseignement de la Palestine. Selon certaines sources, quelque 5 000 membres en civil servaient en 2006 dans des unités distinctes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza[2],[3]. Dans la bande de Gaza, les forces de la SPP étaient dirigées par Mohammed Dahlan jusqu’à ce que lui et ses hommes soient contraints de quitter le territoire par le Hamas en 2007, après leur défaite lors de la bataille de Gaza[4].
À la fin des années 1990, le « Département de la sécurité et de la protection » — surnommé « escadron de la mort » — est créé, ciblant des combattants du Hamas et du Jihad islamique. En 2007, ses effectifs étaient estimés à 3 500 membres en Cisjordanie et 4 500 dans la bande de Gaza[5]. Le DSP travaillait en étroite coopération avec les services de sécurité intérieure israéliens pour arrêter, interroger et parfois torturer des Palestiniens qui étaient ensuite arrêtés par Israël. En 2005, après la mort de Yasser Arafat, le Département de la sécurité et de la protection de la SPP est dissous dans le cadre du processus de réforme du secteur de la sécurité[4].
De nombreux Palestiniens estiment que l’occupation militaire israélienne, la répression alléguée et les déplacements sont facilités par l’Autorité palestinienne et ses forces. Le Palestinian Center for Policy and Survey Research (PCPSR), un institut de recherche basé à Ramallah, a indiqué qu’en , pour la première fois depuis la création de l’AP, une majorité de Palestiniens considérait que sa dissolution ou son effondrement allait dans leur intérêt. Selon une enquête du PCPSR réalisée en juin, 66 % des Palestiniens vivant en Cisjordanie étaient favorables à la création de groupes armés échappant au contrôle des forces de sécurité gouvernementales[6].
Réforme de 2007
En , le président Mahmoud Abbas publie le « décret-loi n° () de 2007 concernant la Sécurité préventive », qui redéfinit les attributions de la Sécurité préventive. Cette loi n’est pas approuvée par le Conseil législatif palestinien.
La Sécurité préventive est placée sous l’autorité du ministre de l’Intérieur et dirigée par le directeur général de la Direction générale de la Sécurité préventive. Selon la loi de 2007, les devoirs de la Sécurité préventive sont les suivants[7]:
- Assurer la protection de la sécurité intérieure palestinienne.
- Suivre les crimes menaçant la sécurité intérieure de l’Autorité nationale et/ou ceux qui y sont commis, et œuvrer à leur prévention.
- Déceler les crimes visant les ministères, les organismes publics et les institutions, ainsi que leurs employés.
Historique
Le , des combattants du Hamas prennent le contrôle du bâtiment de la Sécurité préventive et du siège du service de renseignement à Gaza[8].