Sérapion d'Alger
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royaume d'Angleterre (aujourd'hui Royaume-Uni)
| Sérapion d'Alger | |
Peinture de Francisco de Zurbarán, Wadsworth Atheneum. | |
| Saint, martyr | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Londres, royaume d'Angleterre (aujourd'hui Royaume-Uni) |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Alger, sultanat zianide, (aujourd'hui Algérie) |
| Ordre religieux | Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci |
| Béatification | par Urbain VIII |
| Canonisation | par Benoît XIII |
| Fête | 14 novembre |
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Sérapion (1179-1240) est un martyr, d'origine irlandaise ou écossaise[1], appartenant à l'Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci. Immortalisé en 1628 par le peintre Francisco de Zurbarán, il est inscrit au martyrologe romain par Benoît XIV en 1743 et sa fête est le .
Sérapion est né à Londres en 1179 d'une famille militaire liée à Henri II. Il s'enrôle dans l'armée de Richard Cœur de Lion et participe à la troisième croisade (1189-1192). Il prend ensuite part à l'un des épisodes de la Reconquista, en s'engageant, aux côtés de Léopold VI d'Autriche, dans l'armée regroupée par Alphonse VIII de Castille : l'expédition se soldera, en 1212, par la victoire sur les Almohades.
Demeuré en Espagne, Sérapion fait la connaissance de saint Pierre Nolasque, fondateur des mercédaires, dont la vocation est de racheter les captifs prisonniers des musulmans. Ayant reçu l'habit en 1222, il mène désormais l'existence de ces religieux qui, aux trois vœux traditionnels, avaient ajouté celui de servir d'otage, voire d'offrir leur vie en rançon, si besoin était. C'est ainsi qu'il collabore à diverses entreprises de rédemption en territoire musulman, délivrant de nombreux chrétiens de l'esclavage, jusqu'à l'ultime mission de 1240[2].
Cette année-là, il doit se rendre à Alger, avec un confrère nommé Berenguer de Bañeras, pour libérer des prisonniers sur le point d'apostasier. Comme la somme apportée (provenant d'aumônes recueillies par les mercédaires) ne peut suffire au paiement, il accepte d'être gardé en otage, pendant que son compagnon part pour Barcelone, trouver l'argent qui complètera la rançon. De son côté, une fois averti, Pierre Nolasque, qui se trouvait alors à Montpellier, écrit de toute urgence une lettre à son lieutenant, Guillaume de Bas, dans laquelle il lui commande de réunir les fonds nécessaires et de les envoyer à Alger. L'argent n'arrivera pas dans les délais exigés. C'est pourquoi, le 14 novembre 1240, les Barbaresques, sous les ordres d'un certain Selim Benimarin, attachent Sérapion sur une croix de saint André, l'éviscèrent, le démembrent et lui tranchent la gorge[2].
