Sérézin-du-Rhône
commune française du département du Rhône
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Sérézin-du-Rhône est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie des communes dites de l'Est lyonnais et du pays de l'Ozon.
| Sérézin-du-Rhône | |
Église de Sérézin. | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Rhône |
| Arrondissement | Lyon |
| Intercommunalité | CC du Pays de l'Ozon |
| Maire Mandat |
Mireille Bonnefoy 2020-2026 |
| Code postal | 69360 |
| Code commune | 69294 |
| Démographie | |
| Gentilé | sérézinois |
| Population municipale |
3 133 hab. (2023 |
| Densité | 789 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 37′ 46″ nord, 4° 49′ 29″ est |
| Altitude | Min. 155 m Max. 284 m |
| Superficie | 3,97 km2 |
| Type | Ceinture urbaine |
| Unité urbaine | Lyon (banlieue) |
| Aire d'attraction | Lyon (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Saint-Symphorien-d'Ozon |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
La commune de Sérézin, située sur la rive gauche du Rhône, est construite dans un site formé par la basse vallée de l'Ozon (affluent du Rhône), au pied de buttes marainiques et du « Pain de Sucre ». Au XVIIIe siècle, cette partie de la vallée était occupée par des marécages. Le drainage de ces marécages a permis l'établissement d'une paroisse, annexe de Ternay en 1729[1].

Communes limitrophes
| Solaize (métropole de Lyon) | ||||
| Vernaison (métropole de Lyon) Grigny (métropole de Lyon) |
N | Saint-Symphorien-d'Ozon | ||
| O Sérézin-du-Rhône E | ||||
| S | ||||
| Ternay | Communay |
Le , lors de la création de la métropole de Lyon, la commune n'est plus frontalière avec Millery par la création d'un corridor territorial reliant Grigny à la Métropole[2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne[5] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 791 mm, avec 9,1 jours de précipitations en janvier et 0,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Genis-Laval à 8 km à vol d'oiseau[9], est de 12,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 782,6 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,3 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Sérézin-du-Rhône est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon[Note 2], une agglomération inter-départementale regroupant 123 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[14]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (39,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (43,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (33,9 %), zones urbanisées (23,1 %), forêts (16,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (14,3 %), eaux continentales[Note 5] (6,3 %), zones agricoles hétérogènes (6 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Durant l'Antiquité, entre le Ier et le IIIe siècle de notre ère, une grande villa gallo-romaine existait rue de la Sarrazinière, située sur une terrasse offrant une vue plongeante sur le Rhône. Elle a été découverte lors de la construction de la gare et grâce à des fouilles réalisées par la société Archeodunum en 2019[18]. Une très belle mosaïque de 43 m2 a été découverte en 1971, dans un état quasiment complet, et est exposée depuis 2025 à l'extérieur de l'espace Jean Monnet[19]. Elle ornait probablement le sol d’une pièce de réception de la villa. Les fouilles de 2019 ont permis de découvrir deux autres mosaïques aux tesselles noires et de nombreuses canalisations qui pourraient correspondre à l’alimentation (évacuation et adduction) en eau de la villa. En prolongement de la villa, un péristyle composé d’une colonnade entoure un jardin orienté vers l'ouest et domine le Rhône[20].
C'est l'arrivée de la voie de chemin de fer venant de Lyon et l'ouverture de la gare de Sérézin qui ont transformé les conditions de vie du village.
En 1820, une première fabrique de couvertures de laine s'est déplacée de Lyon à Sérézin qui était jusqu'alors un territoire agricole. En 1884, Sérézin est devenu un territoire industriel.
La réalisation du pont suspendu de Vernaison sur le Rhône en 1902 place le village sur une voie de communication est-ouest[21].
En 1953, un accident de train fait 11 morts dans la gare. Six des onze victimes habitaient à Sérézin.
Héraldique
Politique et administration
Liste des maires
Initialement rattachée au département de l'Isère, la commune de Sérézin-du-Rhône est transférée, comme l'ensemble du canton de Saint-Symphorien-d'Ozon, au département du Rhône par la loi no 67-1205 du .
Le , la liste conduite par Jean Louis Grégoire remporte 56,96 % des suffrages face à la liste sortante de Joseph Colletta. Celui-ci sauve tout de même cinq sièges au conseil municipal et à la communauté de communes. Le , Jean Louis Grégoire annonce sa démission au maire sortant pour raisons personnelles[26]. Lors de la séance du conseil municipal du , deux candidats se présentent au poste de maire : Jacques Bleuzé (conseiller sortant ayant rallié la liste de Jean-Louis Grégoire) et Joseph Colletta. Jacques Bleuzé remporte 17 voix contre 5 pour le maire sortant (un vote blanc)[27]. L’élection du nouveau maire est donc actée sous tensions entre les supporters des listes Colletta et Grégoire. Un recours au tribunal administratif est déposé par le maire sortant avec pour motif : « altération de la sincérité du vote et tromperie sur les électeurs »[28].
Jumelage
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30].
En 2023, la commune comptait 3 133 habitants[Note 6], en évolution de +17,61 % par rapport à 2017 (Rhône : +3,87 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 38 163 €[33].
Emploi
Entreprises et commerces
Il a existé un site de fabrication d'huiles de moteur de la société IGOL de 1970 à 2020 à Sérézin[34].
Lieux et monuments
- La mosaïque gallo-romaine dite Cisiriana : appartenant à une villa romaine, cette grande mosaïque de 43 m2 date des IIe et IIIe siècles et a été découverte en 1971 rue de la Sarrazinière. Après une restauration dans l'atelier du musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal, elle a été installée en 2025 dans un écrin vitré sur la façade nord du gymnase Jean Monnet où elle est visible en accès libre[19].
Personnalités liées à la commune
Bibliographie
- Communes et anciennes paroisses du Rhône : 69, Paris, Editions généalogiques de la Voûte, coll. « Noms des communes & anciennes paroisses de France », (ISBN 9782847661101), (ISBN 2-84766-110-0) édité erroné
- Maurice Garden, Christine Bronnert et Brigitte Chappé, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 5 : Rhône, CNRS, , 384 p. (BNF 36598217)
- Guigue Georges, Archives des communes du Rhône antérieures à 1790 : inventaire sommaire, Archives départementales du Rhône ; H. Georg, 1902-1906, 3 volumes (BNF 34017317)
- E. de Rolland et Denys Clouzet, Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône, Dizain & Storck, 1901-1902, 2 volumes (BNF 34107275)
- François-André Varnet, Département du Rhône, dictionnaire des communes, Res Universis, (réimpr. Reprod. en fac-sim. de "Géographie du département du Rhône") (1re éd. 1897)
Voir aussi
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de Sérézin-du-Rhône
- Archives de la commune de Sérézin-du-Rhône déposées aux Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon (1617-1944)
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
