Séverine Chavrier
musicienne, comédienne et metteuse en scène française
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Séverine Chavrier, née le à Lyon, est une musicienne, comédienne et metteuse en scène.
Elle dirige le Centre Dramatique National Orléans/Centre-Val-de-Loire à partir de , puis la Comédie de Genève à partir de 2023[1].
Biographie
Origines et enfance
Séverine Chavrier naît en 1974 à Lyon, en France[2]. Elle passe son adolescence à Annemasse, en Haute-Savoie[3].
Formation
Séverine Chavrier est diplômée du Conservatoire de Genève en piano où elle a reçu une médaille d’or ainsi qu’un premier prix d’analyse musicale. Elle se forme au théâtre au cours Florent auprès de Michel Fau et à travers différents stages à la Comédie de Reims, au Nouveau théâtre d'Angers ou encore à la Comédie de Caen. Elle a également suivi des études de lettres et de philosophie[4],[5].
Carrière
En 2003, Séverine Chavrier fonde avec Laurent Papot sa propre compagnie La Sérénade interrompue et collabore notamment avec Rodolphe Burger, Jean-Louis Martinelli et François Verret en tant que musicienne et comédienne[6].
En 2010, sa première pièce, Épousailles et représailles, librement inspirée de nouvelles d'Hanokh Levin, est programmée au théâtre Nanterre-Amandiers puis au Centquatre-Paris dans le cadre du Festival Impatience 2011[7].
Inspirée par l'œuvre de J. G. Ballard, elle crée Série B – Ballard J. G. dans le cadre du Festival Temps d'images en 2011, puis Plage ultime au Festival d'Avignon en 2012[8].
Entre 2014 et 2016, elle met en scène deux spectacles au Théâtre Vidy-Lausanne : Les Palmiers sauvages, d’après le roman de William Faulkner, et Nous sommes repus mais pas repentis (Déjeuner chez Wittgenstein), une adaptation de Thomas Bernhard. Ces deux pièces sont programmées ensuite au Théâtre de l'Odéon en 2016[9],[10].
En 2016 et 2017, elle crée les deux volets de Après coups, Projet Un-Femme au Théâtre de la Bastille réunissant des femmes artistes venant d'univers artistiques et de pays différents[11].
De 2017 à 2023, elle dirige le Centre Dramatique National d'Orléans[12].
Sa nouvelle création, Aria da capo, est présentée au Théâtre de la Ville au printemps 2020[13].
Elle est nommée en à la direction de la Comédie de Genève[14]. En , sa gouvernance est mise en cause du fait de plusieurs démissions au sein des équipes de production de la Comédie de Genève[15],[16]. Le mois suivant elle est « déchargée de ses fonctions opérationnelles », tout en conservant sa responsabilité de directrice artistique[17]. La Fondation d'art dramatique (FAD), fondation d'intérêt public chargée de l'exploitation de la Comédie de Genève, décide le qu'elle ne renouvellera pas le mandat de Séverine Chavrier en [18],[19]. La crise s'étend à la FAD, dont la présidente et la vice-présidente démissionnent le [20]. Quatre jours après s'être choisi un nouveau président ad interim, la FAD annonce le le licenciement de Séverine Chavrier, invoquant un audit sur les relations de travail à la Comédie[21]. La veille était rendu public un rapport de la commission des arts et de la culture du Conseil municipal sur un projet de motion "pour la transparence, la responsabilité et le respect du personnel " à la Comédie qui invitait entre autres à réintégrer Séverine Chavrier dans ses fonctions de directrice [22]. Le 20 mai 2026 le Conseil municipal vote la motion après avoir retiré la demande de réintégration de Mme Chavrier[23].
Controverses
En , à la suite d'enquêtes menées par la Tribune de Genève, 24 heures[24] et la Radio télévision suisse[25], il est reproché à Séverine Chavrier de mépriser les metteurs en scène, comédiens et dramaturges genevois et suisses, notamment en utilisant le sigle « PPSDM » afin de désigner les « petites productions suisses de merde[1] ». Mais il s’avère qu’elle n’a en fait pas employé ce sigle[26]. Celui-ci aurait été d'après certaines sources internes à la Comédie utilisé par un membre de l'équipe de production du temps de la précédente direction[26],[27],[1]
S’appuyant sur le témoignage d’un élu orléanais, des détracteurs essaieraient de dire qu’elle aurait rencontré des difficultés à la tête du CDN d’Orléans mais l'équipe du CDNO a exprimé quant à elle son soutien à Séverine Chavrier en publiant un communiqué[28].
L'intéressée nie la véracité des critiques qui lui sont reprochées et affirme être victime d'une cabale, de misogynie et de « haine anti-Français »[24].
En réaction à ces critiques, l'Union démocratique du centre (UDC)[29] et le Mouvement citoyen genevois (MCG)[30], partis de droite, réclament sa démission, tout comme le metteur en scène José Lillo[15]. Christian Zaugg (Ensemble à gauche), président de la commission des arts et de la culture de la Ville de Genève, estime nécessaire la tenue d'un audit managérial et financier[29], tandis que Les Verts demandent davantage de transparence et que le conseiller municipal vert libéral Yves Herren demande son audition par la commission des arts et de la culture[30].
Lors de la séance plénière du Conseil municipal de la Ville de Genève du , la conseillère administrative chargée de la culture Joëlle Bertossa défend le bilan de Séverine Chavrier tout en annonçant la saisine de la Cour des comptes pour effectuer un audit de la gouvernance de l'institution[31],[32]. Fin , la Fondation d'art dramatique (FAD), organe supervisant la Comédie de Genève, met à l'écart Séverine Chavrier avant même les résultats et les conclusions des audits[33].
Séverine Chavrier reçoit de très nombreux soutiens en Europe comme le montre une tribune signée par plus d’une cinquantaine de directeur.ices provenant de différents pays d'Europe[34]
Théâtre
- 2010 : Épousailles et Représailles de Hanoch Levin, théâtre des Amandiers.
- 2011 : Série J. G. Ballard, 104.
- 2012 : Plage ultime, théâtre des Amandiers, Festival d'Avignon.
- 2014 : Les Palmiers sauvages d'après William Faulkner, théâtre de l'Odéon - théâtre de Vidy-Lausanne.
- 2016 : Nous sommes repus mais pas repentis d'après Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard, théâtre de l'Odéon, théâtre de la Ville, théâtre de Vidy-Lausanne.
- 2016 : Après coups, Projet Un-Femme no 1, Théâtre de la Bastille.
- 2017 : Après coups, Projet Un-Femme no 2, Théâtre de la Bastille.
- 2019 : Aria da capo, CDN d'Orléans.
- 2022 : Ils nous ont oubliés, d'après le roman La Plâtrière de Thomas Bernhard, théâtre de l'Odéon, CND d'Orléans, Comédie de Genève.
- 2024 : Absalon, Absalon !, d'après le roman de Faulkner, Festival d'Avignon, Comédie de Genève.
- 2025: OCCUPATIONS, Comédie de Genève.
Liens externes
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