Sœur Samuelle

religieuse catholique From Wikipedia, the free encyclopedia

Sœur Samuelle est une religieuse ermite et artiste mosaïste française. Membre des Fraternités monastiques de Jérusalem de 1997 à 2018, elle dénonce des violences psychologiques au sein de la Fraternité et une « emprise à caractère sexuel » de la part du prêtre Marko Ivan Rupnik.

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Sœur Samuelle
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Biographie

Sœur Samuelle est née le [1]. En 1997, elle devient membre des Fraternités monastiques de Jérusalem après l'obtention de son diplôme d'ébénisterie[1] de l’École Boulle. Elle y vit pendant près de 20 ans, et travaille dans des ateliers de restauration de mobilier puis découvre la mosaïque en 1998, à Rome, notamment avec Marko Rupnik[1].

En 2014, elle s'installe comme ermite à Mesnil Saint-Loup[1] en Champagne, dans le diocèse de Troyes[2]. Elle quitte la Fraternité en 2018[3],[4].

En , La Vie publie le récit de sœur Samuelle. Elle relate y avoir « été victime d’une violence psychologique subtile et délétère ». Soupçonnée d’homosexualité par ses responsables, elle doit contrôler en permanence son comportement avec les autres membres de la Fraternité. Elle mentionne des abus spirituels lors d'une séance de confession avec Pierre-Marie Delfieux, le prêtre fondateur des Fraternités[5],[6].

Durant ce temps, elle a également travaillé en Italie, en Espagne ou en Pologne pour le centre Aletti (it), atelier d'art religieux à Rome, de 2010 à 2014, où elle indique avoir été victime d'« emprise à caractère sexuel » de la part du prêtre jésuite Marko Ivan Rupnik[3].

En , sœur Samuelle et le cinéaste Quentin Delcourt ont lancé le projet artistique « Renaissance », consistant en une mosaïque géante devant être d'abord collectivement réalisée par des religieuses et religieux victimes d'abus sexuels et psychologiques au sein de l'Église catholique puis décomposée en 200 morceaux destinés à être déposés dans les lieux saints décorés par Marko Rupnik[7],[8]. Ce projet fera l'objet d'un documentaire intitulé « La Symphonie des tesselles », donnant la parole aux victimes[9],[10].

Références

Annexe

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