Après la révolution de Juillet, l’administration de l’Hôtel-Dieu de Lyon
veut régenter la vie des sœurs hospitalières[1]; ainsi par un décret du , le noviciat est aboli[2]. Plusieurs sœurs s’opposent aux nouveaux règlements, jusqu'au , où 12 policiers et 50 grenadiers entrent dans l'hôpital et signifient aux sœurs rebelles de se soumettre ou de sortir immédiatement de l’établissement. Des sœurs cèdent à l'injonction, certaines partent pour entrer dans d'autres instituts, d'autres enfin, hésitantes sur le chemin à prendre, sont accueillies chez des particuliers[3].
Parmi ces dernières, Étiennette Chavent et 4 autres sœurs rencontrent en l'abbé Gabriel, leur ancien aumônier de Hôtel-Dieu, qui leur demande de se constituer en congrégation religieuse pour le soin des malades à domicile. Elles obtiennent le consentement de Jean-Gaston de Pins, administrateur apostolique de Lyon, puis commencent la vie commune le et se place sous le vocable de Notre Dame du Bon Secours[4].
↑ Jobert, Histoire de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Bon-Secours de Lyon, imprimerie Villefranche, (lire en ligne)
↑ La Révérende Mère Marie-Joseph, fondatrice et première supérieure générale des sœurs de Notre-Dame de Bon-Secours, imprimerie valentinoise, (lire en ligne)