En 1823, la comtesse Amélie d'Arnaud de Vitrolles (1797-1829) obtient des sœurs de la Providence de Portieux pour son village[1]. Les sœurs ouvrent une école à Vitrolles (Hautes-Alpes) où elles trouvent de nombreuses femmes désireuses d'embrasser la vie religieuse dans leur institut. En raison de la distance avec la maison-mère, un noviciat est ouvert à Saint-Bonnet-en-Champsaur qui est ensuite transféré à Vitrolles[2]. Parmi les trois premières novices se trouve sœur Élisabeth Marrou qui deviendra supérieure générale en 1838 au moment de la séparation avec Portieux[3].
Nicolas de La Croix d'Azolette, évêque de Gap, souhaitant avoir des religieuses enseignantes dans son diocèse, fait établir le noviciat à Gap, et le , il rend autonome la congrégation de Gap de la maison-mère de Portieux[2]. Le lendemain, sœur Élisabeth Marrou est élue supérieure. L'institut est reconnu comme congrégation enseignante et hospitalière le 21 janvier 1841 par Louis-Philippe[3]. Les sœurs prononcent leurs vœux le . La chapelle est consacrée le de l'année suivante. Malgré la séparation, les sœurs continueront de considérer Jean-Martin Moyë comme fondateur[4].
Les lois congrégationnistes françaises conduisent à la fermeture de nombreuses maisons et poussent les sœurs à établir des succursales à l'étranger; dans le Piémont (1902); en Espagne et au Mexique (1903), d'où les religieuses essaiment au Salvador et à Cuba; en Angleterre (1904)[2].