Sœurs des Saints-Cœurs de Jésus et de Marie
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par Brossay-Saint-Marc
par Benoît XV
| Sœurs des Saints-Cœurs de Jésus et de Marie | |
| Institut de droit pontifical | |
|---|---|
| Approbation diocésaine | 11 novembre 1853 par Brossay-Saint-Marc |
| Approbation pontificale | 11 décembre 1914 par Benoît XV |
| Institut | congrégation religieuse |
| Type | apostolique |
| Spiritualité | École française de spiritualité |
| But | enseignement, soin des malades |
| Structure et histoire | |
| Fondation | 11 novembre 1853 Paramé |
| Fondateur | Marie-Amélie Fristel |
| Abréviation | SS.CC.J.M |
| Autres noms | Sœurs de Notre-Dame des Chênes ; Sœurs de Paramé ; Sœurs des petites écoles |
| Site web | site officiel |
| Liste des ordres religieux | |
Les sœurs des Saints-Cœurs de Jésus et de Marie (en latin : Congregatio Sororum a Sacris Cordibus Jesu et Mariae) sont une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical.
Il ne faut pas les confondre avec les Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie fondées le 19 août 1821[1]à Saint-Quay-Portrieux par Marie-Thérèse Auffray, en religion Mère Marie de saint Louis de Gonzague. En effet, en plus d'avoir un vocable similaire, ces congrégations ont été fondées toutes deux en Bretagne et partagent la spiritualité eudiste[2].
Amélie Fristel (1798-1866) se dédie aux œuvres de charité. En 1846, elle reçoit par un legs d’Henri Lemarié, la propriété des Chênes, un vaste site de sept hectares à Paramé proche de Saint-Malo. Elle y ouvre un abri pour les personnes âgées et les malades. Elle est bientôt rejointe par d'autres collaboratrices. Elles suivent alors un règlement inspiré du Tiers-Ordre du Cœur de la Mère Admirable, lié aux eudistes, dont Amélie et plusieurs de ses compagnes, font partie[3].
Dans un premier temps, Godefroy Brossay-Saint-Marc, archevêque de Rennes refuse son approbation à la communauté et invite les femmes à se joindre à une congrégation existante[4], mais en 1853, Charles Poirier, un eudiste missionnaire et évêque du diocèse de Roseau, fonde à la Dominique une congrégation religieuse qui s’inspire du Tiers Ordre des eudistes. Après des démarches entreprises le 29 août auprès du prélat missionnaire, Charles Poirier accepte le d'ajouter la communauté de Paramé à sa congrégation. Apprenant la nouvelle, Brossais Saint-Marc lève l’interdiction et autorise la fondation de la congrégation dans son diocèse[5].
Amélie et six de ses compagnes font leur première profession religieuse le en présence d'Amand-René Maupoint, vicaire général du diocèse de Rennes[6]. En 1856, l'archevêque demande à la fondatrice d'ajouter à son œuvre l'enseignement des petites filles pour les paroisses les plus pauvres qui ne peuvent embaucher des institutrices salariées. La même année, la première sœur diplômée intègre la congrégation. Cette recrue est primordiale, car un brevet de capacité est obligatoire pour enseigner depuis la loi Guizot de 1833. Plusieurs institutrices entrent ensuite dans l'institut, ce qui permet la création d'écoles et les font surnommer « Sœurs des petites écoles »[7].
Pour obtenir la reconnaissance civile, la congrégation de Paramé adopte les statuts des sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir ; elle est approuvée par Napoléon III par décret du [6]. À la mort de la fondatrice, la congrégation compte 35 établissements en Ille-et-Vilaine. En 1876, on les trouve dans d'autres départements : Manche, Côtes-d'Armor, Loir-et-Cher, Allier, Yonne, Puy-de-Dôme, Creuse, et Cantal. L'expansion à l'étranger commence à Guernesey (1874), puis au Canada (1891) et aux Pays-Bas (1903). En 1957, elles ouvrent leur première mission en Côte-d'Ivoire[8]. Elles fondent au Bénin en l'an 2000[9].
L'institut reçoit le décret de louange le et ses constitutions sont définitivement approuvées par le Saint-Siège le [10].
En 2022, les religieuses qui vivent à Paramé ne sont plus qu'une vingtaine avec une moyenne d'âge de 84 ans. Elles décident de se séparer de leur patrimoine de sept hectares. Les acquéreurs doivent présenter des projets « à taille humaine, et porter les valeurs de l’intergénérationnel, la mixité sociale, la protection de l’environnement et celle des personnes les plus vulnérables »[11].
Activités et diffusion
Les sœurs se consacrent à diverses œuvres caritatives et éducatives.
Elles sont présentes en[12]:
- Europe : France, Pays-Bas.
- Amérique : Canada.
- Afrique : Bénin, Côte d'Ivoire.
La maison-mère est à Saint-Malo.
En 2017, la congrégation comptait 196 sœurs dans 51 maisons[13].
En 2025, elles sont 135 sœurs dans 35 maisons[14].