Les sœurs des pauvres de Bergame (en latin Instituti Sororum Paupercularum) sont une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical.
Afin de prendre soin de la gestion de l'oratoire prévu pour les jeunes filles pauvres de la paroisse de San Bernardino, le père Louis Marie Palazzolo (1827-1883) introduit en 1864 à Bergame la pieuse œuvre de sainte Dorothée, association féminine dont le but est l'enseignement du catéchisme et diverses activités de bienfaisance au profit de la jeunesse. Le , sur les conseils du chanoine Alexandre Valsecchi et avec le consentement de l'évêque Pietro Luigi Speranza, Palazzolo transforme l'association en congrégation religieuse et confie l'organisation à Thérèse Gabrieli (1837-1908)[1].
Les religieuses continuent à se consacrer en faveur de la jeunesse et ajoutent à leurs œuvres la visite des pauvres et des malades à domicile, le soin des orphelins et plus tard, l'enseignement. En 1875, elles ouvrent une maison à Vicence et l'année suivante à Brescia et à Breganze[1]. Leurs constitutions sont approuvées par Gaetano Camillo Guindani, évêque de Bergame, le ; elles reçoivent du pape Pie X le décret de louange le et l'institut est définitivement approuvé par le Saint-Siège le [2].
Les religieuses élargissent rapidement leur champ d'action: en 1919, elles fondent une maison à Rome pour le service du collège pontifical de Propaganda Fide; en 1922, elles ouvrent à Grumello del Monte un centre de soins et de réadaptation pour personnes gravement handicapées; en 1926, elles s'engagent dans l'aide aux détenus de la prison de Bergame; à partir de 1931, elles se consacrent au service des communautés d'émigrés italiens en France, Belgique et Luxembourg, et en 1952, la fondation d'une maison en République démocratique du Congo ouvre l'apostolat missionnaire[1].